MANUSCRIPTA.
Possesseur(s) : Pont-à-Mousson, Sainte-Marie-Majeure, abbaye O.Praem.
Date : 1736
Répertoire(s) : -
Analyse : Le fonds manuscrit de Pont-à-Mousson, qui succédait à Notre-Dame au Bois, est connu par deux listes du XVIIIe siècle, l’une (I), par Dom Martène et Dom Durand, remonte à l’année 1708 et compte 4 articles. L’autre (II), qui est le texte publié par C.-L. Hugo dans ses Annales, en énumère 5. La source n’en est apparemment pas conservée, du moins ne figure-t-elle pas dans la documentation conservée à la BM de Nancy. Ces deux documents sont concordants, ils signalent les mêmes articles, surtout d’intérêt liturgique.
Une numérotation des articles a été ajoutée entre crochets carrés. L’identification des textes est proposée à partir de l’inventaire II, le plus complet. L’orthographe, la ponctuation, et la mise en page de ce dernier document ont été respectées.
Liste II. C.-L. Hugo, Annales, t. 2, Nancy, 1736, col. 212. Cinq articles.
Source(s) : C.-L. Hugo, Annales, t. 2, Nancy, 1736, col. 212.
Édition(s) : Anne Bondéelle-Souchier, Bibliothèque de l'ordre de Prémontré dans la France de l'Ancien Régime II : Édition des inventaires, Paris, 2006, p. 193-194.
Bibliographie : -
Rédaction : ABS 2006 ; mise en ligne : EL 2023
- item 1. [1] Missale Gallicanum, ad usum Parisiensis Ecclesiae, in Pergameno, saeculo XIII. scriptum, & a Philippa Geldrensi, Regina Siciliae Nicolao Thuillier Abbati commentaireNicolas Thuillier fut abbé de Notre-Dame au Bois de 1558 à 1565, après avoir été coadjuteur à partir de 1549 (Ardura, p. 490). Rien dans le manuscrit n’étaie l’hypothèse que Philippa de Gueldres en ait fait don à cet abbé. La chronologie même semble s’y opposer, cette princesse étant décédée en 1547, c’est-à-dire avant la nomination de Nicolas Thuillier comme abbé, et même comme coadjuteur. Un autre Thuillier, Dominique, fut abbé de Notre-Dame au Bois de 1505 à 1534 (Ardura, ibid.) ; peut-être y a-t-il eu simplement confusion sur le prénom ?, suo amicissimo donatum. [+]
Conservation : Pont-à-Mousson, Médiathèque communautaire, 1
Attestation : I/4
- item 2. [2-3] Biblia Latina duo, quorum alterum saeculo XII. ineunte scriptum, dempto ex Epistola prima sancti Joannis versiculo, Tres sunt qui testimonium dant in cœlo, Pater &c. Alterum vero XIII. exaratum est, & utrumque in pergameno commentaireDescription plus précise que dans I, quant à la date des exemplaires et à leur composition, l’exemplaire le plus ancien ne comportant pas le « comma iohanninum » (I Jo., V, 7). L’authenticité de ce verset, qui manque dans tous les manuscrits anciens — orientaux, grecs et latins — antérieurs aux années 380, est en effet controversée (L. Venard, dans DTC , t. 7, col. 587). Je remercie F. Dolbeau d’avoir attiré mon attention sur cette question. Cette remarque d’Hugo révèle son intérêt pour l’éxégèse.. [+]
Conservation :
Attestation : I/1-2
- item 3. [4] Expositio regulae sancti Augustini, per Humbertum, Magistrum Generalem Praedicatorum commentaireHumbertus de Romanis, Expositio super regulam b. Augustini (Kaeppeli, n° 2016).. [+]
Conservation : Pont-à-Mousson, Médiathèque communautaire, 3
Attestation : I/0
- item 4. [5] Sermones de tempore, et de Sanctis per annum occurentibus, ex SS. Patrum operibus deprompti. [+]
Conservation :
Attestation : I/0
Commentaires :
1. Nicolas Thuillier fut abbé de Notre-Dame au Bois de 1558 à 1565, après avoir été coadjuteur à partir de 1549 (Ardura, p. 490). Rien dans le manuscrit n’étaie l’hypothèse que Philippa de Gueldres en ait fait don à cet abbé. La chronologie même semble s’y opposer, cette princesse étant décédée en 1547, c’est-à-dire avant la nomination de Nicolas Thuillier comme abbé, et même comme coadjuteur. Un autre Thuillier, Dominique, fut abbé de Notre-Dame au Bois de 1505 à 1534 (Ardura, ibid.) ; peut-être y a-t-il eu simplement confusion sur le prénom ?
2. Description plus précise que dans I, quant à la date des exemplaires et à leur composition, l’exemplaire le plus ancien ne comportant pas le « comma iohanninum » (I Jo., V, 7). L’authenticité de ce verset, qui manque dans tous les manuscrits anciens — orientaux, grecs et latins — antérieurs aux années 380, est en effet controversée (L. Venard, dans DTC , t. 7, col. 587). Je remercie F. Dolbeau d’avoir attiré mon attention sur cette question. Cette remarque d’Hugo révèle son intérêt pour l’éxégèse.
3. Humbertus de Romanis, Expositio super regulam b. Augustini (Kaeppeli, n° 2016).