Capitulum vicesimum tertium de omnibus libris et ornamentis ecclesiae monasterii fonscalidi commentaireFonscalidi, sic, la forme habituelle est fontiscalidi. supradicti, et fuerunt reperta ista que sequntur (sic) die XXVIIa mensis augusti, anno domini millesimo CCCo quinquagesimo secundo.
Possesseur(s) : Fontcaude, Notre-Dame, abbaye O.Praem.
Date : 1352
Répertoire(s) : -
Analyse : L’inventaire de Fontcaude (Montpellier, Archives départementales de l’Hérault, 13 H 1, f. 311-313v) se présente comme le chapitre 23 d’un dénombrement de tous les biens de l’abbaye de Fontcaude, dressé en 1352. Il comporte 146 articles. Il n’est connu que par la copie qu’en a faite au début du XVIIe siècle l’archiviste de la communauté, frère Pierre Palasin, à l’occasion de la reconstitution du cartulaire. Dressé apparemment sous la dictée (voir en particulier l’article 91), ce document présente un certain nombre de bizarreries et d’incohérences, tant dans l’orthographe que dans les accords des mots ou dans le libellé des articles. D’autre part, le désordre apparent de l’inventaire résulte éventuellement de l’intégration d’additions portées sur le document originel. Éd. A. Bondéelle-Souchier, « Un inventaire de la bibliothèque de Fontcaude en 1352 », Analecta praemonstratensia, t. 74, 1998/1-2, p. 5-40 commentaireJe remercie la rédaction des Analecta praemonstratensia de m’avoir donné l’autorisation de réutiliser le travail fait à l’occasion de l’article publié dans cette revue. L’annotation a été modifiée de façon à s’harmoniser avec la forme adoptée pour les autres inventaires édités dans ce volume. Quelques identifications nouvelles ou différentes ont également été proposées.. Les articles ont été numérotés pour les besoins de l’édition.
Source(s) : Montpellier, Archives départementales de l’Hérault, 13 H 1, f. 311-313v
Édition(s) : Anne Bondéelle-Souchier, Bibliothèque de l'ordre de Prémontré dans la France de l'Ancien Régime II : Édition des inventaires, Paris, 2006, p. 167-180.
Bibliographie : -
Rédaction : ABS 2006 ; mise en ligne : EL 2023
- item 1. [1-4] Et primo tria psalteria, et unum magnum cum antiphonis notatis commentairePsautier-hymnaire. Leroquais, Les psautiers..., signale trois psautiers à l’usage de l’ordre de Prémontré : les numéros 144 (Charleville-Mézières, BM, 33, provenant de Crécy), 418 (Soissons, BM, 66, provenance indéterminée), 419 (Soissons, BM, 104, provenant de Vicoigne). A. G. Martimort, « Répertoire des livres liturgiques du Languedoc antérieurs au concile de Trente», Cahiers de Fanjeaux, t. 17, 1982 (Liturgie et musique (IXe-XIVe s.), p. 51-80, répertorie aux p. 52-53 les livres liturgiques du diocèse de Béziers, aux p. 60-63 ceux du diocèse de Lodève, et précise pour ces derniers : « il ne reste à peu près rien des livres liturgiques antérieurs au Concile de Trente »..
- item 2. [5-7] item duos libros vocatos uficiarios bonos et pulchros, et unum mediocre commentaireUficiarios, sic pour officialia ; il faudrait mediocrem plutôt que mediocre si uficiarius est du masculin, ce qui paraît être le cas d’après la forme de l’accusatif pluriel uficiarios. Officiale : livre de l’office, ce terme peut désigner un lectionnaire (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques et leurs livres, Turnhout, 1992 [Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 64], p. 37-42) ou un ordinaire (Martimort, ibid., p. 62)..
- item 3. [8-9] item duos libros vocatos responsoria, unum sanctuarium, et aliud dominicale commentairesanctuarium, sic pour sanctorale ? (voir forme similaire aux articles 10-12). Comprendre : un recueil de répons (à la suite d’une lecture) pour les fêtes des saints, et un autre pour les dimanches..
- item 4. [10-12] item tria legendaria sive legendarios, unum sanctuariae et duo dominicalia commentaireIl faudrait sanctuarium (voir 8-9) plutôt que sanctuariae, qui s’explique peut-être par une mauvaise lecture. Comprendre : un légendier pour le sanctoral, et deux pour les dimanches. Voir G. Philippart, Les légendiers latins et autres manuscrits hagiographiques, Turnhout, 1977 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 24-25). .
- item 5. [13-14] item duos libros vocatos ordinale, unum cum capitulis et collectis, et alium sine collectis commentaireOrdinaire. Voir A. G. Martimort, Les « ordines », les ordinaires et les cérémoniaux, Turnhout, 1991 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 56), en particulier p. 70 : l’ordinaire de Prémontré fut rédigé à la fin du XIIe s. Capitule : lecture brève, tirée de l’Écriture (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques..., p. 74-76). Collecte : oraison prononcée au moment où l’assemblée est réunie (É. Palazzo, Le Moyen Âge : des origines au XIlle s., Paris, 1993 [Histoire des livres liturgiques], p. 51, n. 1)..
- item 6. [15-16] item duos \libros/ collectarios, unum bonum, et alium antiquum commentaireCollectaire : « livre du célébrant à l’office, contenant les capitules et les collectes » (P.-M. Gy, « Collectaire, rituel, processional », Revue des sciences philosophiques et théologiques, t. 44, 1960, p. 441-469, repris dans P.-M. Gy, La liturgie dans l’histoire, 1990, p. 91-126)..
- item 7. [17-18] item duos libros constitutionum ordinis premonstratensis, unum bonum, et alium antiquum commentaireStatuts de l’Ordre de Prémontré ? Voir : P. F. Lefèvre et W. M. Grauwen, Les statuts de Prémontré au milieu du XIIe siècle. Introduction, texte et table, Averbode, 1978 (Bibliotheca Analectarum Praemonstratensium, 12) ; P. F. Lefèvre, Les statuts de Prémontré réformés sur les ordres de Grégoire IX et d’Innocent IV au XIIIe siècle, Louvain, 1946 (Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique, 23)..
- item 8. [19-22] item duos IIIIor libros vocatos processionarios commentaireduos a été corrigé en IIIIor. Processionaux. J.-B. Molin et A. Aussedat-Minvielle, Répertoire des rituels et processionaux imprimés conservés en France, Paris, 1984 (Documents, études et répertoires), p. 497-498 : processionaux imprimés à l’usage de Prémontré..
- item 9. [23-24] item duas declarationes, unam in pergameno non completa (sic), aliam in papirum (sic) completam commentaireLa place de cet article, au milieu de livres liturgiques, inciterait à chercher un équivalent dans ce domaine, mais declaratio n’a apparemment aucun sens liturgique. Declarationes paraît s’appliquer de préférence au droit (œuvres d’Hermann de Schilditz, de Sebastianus Neapolitanus et de Bartholomaeus de Pisa), aux statuts des ordres religieux, à la logique, enfin à des accessus. Dans ce domaine, on trouve par exemple : Richard de Saint-Victor, Declarationes nonnullarum difficultatum scripturae (RB 7319) ; Geoffroy d’Auxerre, Declarationes super « Ecce nos reliquimus omnia » (De vita clericorum) ; François de Meyronnes, Diffinitiones seu declarationes vocabulorum communium ; Hugues de Saint-Cher, Epistulae seu declarationes. La place des declarationes parmi les livres liturgiques a trois justifications possibles : soit c’était un « usuel » (d’où les deux exemplaires) servant à mieux comprendre l’Écriture sainte, ou bien des Déclarations des chapitres généraux de l’Ordre (un exemplaire sur parchemin devenu incomplet, l’autre nouvellement écrit, donc complet et sur papier) utiles à la vie de la communauté, soit il s’agit d’une addition postérieure à la première rédaction de l’inventaire..
- item 10. {311v} [25] item unum librum vocatum martirologium (sic) cum regula beati Augustini in eodem inserta, et unum librum obitus commentaireVoir H. Quentin, Les martyrologes historiques du Moyen Âge, Paris, 1908 ; J. Dubois, Les martyrologes du Moyen Âge latin, Turnhout, 1978 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 26). Ps.-Augustin, Regula = De ordine monasterii (regula 2a et 3a) = CPL 1839b, et Consensoria monachorum = CPL 1872. L’obituaire n’est pas répertorié par J.-L. Lemaître..
- item 11. [26-31] item duo missalia magna quae deserviunt altari maiori, et tria missalia parva que deserviunt altaris (sic) privatis ecclesiae, et unum missale seu quasi tale quale sine postibus commentaireV. Leroquais, Les sacramentaires..., recense deux missels de Béziers (nos 459 et 658, Paris, BNF, nouv. acq. lat. 1690 et 297) reconnaissables d’après le calendrier et le sanctoral ; aucun des missels prémontrés recensés au tome 3 de cet ouvrage, p. 402, ne paraît pouvoir être identifié avec cet article..
- item 12. [32-33] Item unum librum vocatum textum sive evangelisterium, et unum pistorale (sic), in quo et cum quo leguntur evangelia et epistole in ecclesia commentairePistorale, sic pour epistolare. Les formes evangelistarium, evangelisterium, epistolare sont plus répandues qu'evangeliarium, epistolarium. Évangéliaire : recueil de péricopes évangéliques dans l’ordre de l’année liturgique (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques..., p. 36-37). Épistolier, id. pour les épitres (Martimort, ibid., p. 34-36)..
- item 13. [34-35] Item unum librum continentem officium mortuorum, et aliud officium infirmorum commentaireLeroquais, Les psautiers..., t. 2, p. 212, signale par exemple dans Soissons, BM, 66 (origine indéterminée), un office des défunts à l’usage de l’Ordre de Prémontré..
- item 14. [36] Item unum quaterinum (sic) in quo contentur (sic) officium baptismi, et alia, prout in ipso continetur commentaireQuaterinum, sic pour quaternum ou quaternionem. Limité à la cérémonie du baptême, ce cahier constituait probablement une partie d’un rituel. Voir aussi les articles 19-22..
- item 15. [37] Item Regula beati Augustini gloratam (sic) commentaire Gloratam, sic pour glosatam. Dans l’ensemble du document, le scribe a rendu systématiquement par r le s de glosatus. On s’attendrait à trouver soit Regula et glosata, soit Regulam et glosatam, selon que cet article est au nominatif ou à l’accusatif, ce qu’il n’est pas possible de décider, les deux cas étant employés dans l’inventaire. Pour l’attribution de cet ouvrage, voir l’article 25..
- item 16. [38] Item quedam summula de viciis a magistro Yspano edita, que incipit in prima linea: Septem, et finit in eadem: principia commentaireAucun incipit ne comporte septem et principia. Pourraient convenir éventuellement, avec la forme principalia : Hugues de Saint-Victor, De septem vitiis (Bloomfield, n° 901), inc. Septem capitalia vitia sive principalia sive originalia scriptura commemorat ; trois autres traités attribués éventuellement à Hugues de Saint-Victor : De septem vitiis, inc. Septem sunt vitia principalia (Bloomfield, n° 913 et 914) ; deux traités anonymes inc. Septem enim dicuntur capitalia vicia seu principalia (Bloomfield, n° 903) et septem principalia vicia perpetravit Adam dum peccavit (Paris, BNF, lat. 3480) ; et des Sermones et sententiae (Bloomfield, n° 916) ; Raymond de Pennafort [ps.] = probablement Guillelmus Peraldi, De septem vitiis capitalibus, inc. Septem sunt principalia seu capitalia peccata vitia (Bloomfield, n° 909 ; Kaeppeli, n° 3412). On ne voit pas comment Yspanus pourrait s’appliquer à Hugues de Saint-Victor. Magister Yspanus désigne généralement Petrus Hispanus, auquel on ne peut cependant rattacher aucune Summa de vitiis. On attribue bien à André Dias de Escobar, † vers 1450, une Summa de viciis, mais son incipit est Notandum quod omnis homo naturaliter. C’est donc peut-être plutôt au ps. Raymond de Pennafort qu’il faudrait éventuellement penser pour cet article. En deux cas au moins : Belval IV/84 (Summula de casibus) et Vicoigne III/283 (summula Raymundi O. P.), le terme de summula s’applique à l’un des ouvrages de cet auteur..
- item 17. [39] Item unum quaterinum in quo continetur officium corporis Christi secundum [usum] ecclesiae premonstratensis, et officium beati Ludovici, et alium quatrinum officii corporis Christi secundum usum ecclesiae Biterrensis commentaireQuaterinum, voir la note 36. La fête du Corps du Christ a été étendue à l’Église universelle en 1246, et s’est répandue seulement après 1317. L’office romain commençait par Sacerdos in aeternum (J. Gaillard, « Fête-Dieu », Catholicisme, t. 4, 1956, col. 1215-1219). L’office de saint Louis peut se rapporter soit à Louis d’Anjou, † 1297, canonisé en 1317, soit à Louis IX roi de France, † 1270, canonisé en 1397. Pour l’usage de l’église de Béziers, voir la note 26-31..
- item 18. [40] Item liber capitulationis libri de origine mortis humane, que incipit in prima linea: Quomodo mors, et finit in eadem: mors commentaireJulianus Toletanus, Prognosticon futuri sæculi, l. 1, inc. Quomodo mors primum subintraverit in mundum. Peccato primi hominis actum esse ut mors in mundum intraret (CPL 1258), éd. J. N. Hillgarth, CCSL 115, 1976, p. 9-126..
- item 19. [41] Item unum diurnale sive quasi medium breviarium rubricatum: In adventu domini, quod incipit in prima linea: Conditor alme commentaireDiurnal, partie d’hiver. Hymne attribué à saint Ambroise, inc. Conditor alme siderum, par lequel commencent les vêpres du premier dimanche de l’Avent (U. Chevalier, Poésie liturgique traditionnelle de l'Église catholique en Occident, ou Recueil d'hymnes et de proses usitées au Moyen Âge, Tournai, 1894, p. 25, n° 38 ; Analecta hymnica, t. 51, 1908, p. 46). Leroquais, Les Bréviaires..., t. 4, p. 405, n° 1010, signale un diumal prémontré (Soissons, BM, 101), qui commence par un calendrier, ce qui n’était apparemment pas le cas du diurnal de Fontcaude..
- item 20. [42] Item unum librum intitulatum: Incipit liber qui dicitur ymago mundi commentaireEn fait d’auteur, Pierre d’Ailly (1351-1420) est peu probable, à moins que cette mention ne soit une addition postérieure à 1352. Il s’agit sans doute de l’ouvrage d’Honorius Augustodunensis, † vers 1157.
- item 21. [43] Item unum librum sermonum dominicalium que (sic) incipit in prima linea: Erunt signa in sole etc. commentaireDans l’ensemble du document, on trouve indifféremment la forme qui (voir l’article 44) ou que pour introduire la formule d’incipit. La citation scripturaire (Luc XXI, 25) inc. Erunt signa in sole et luna et stellis, et in terris pressura gentium, signale un recueil de sermons commençant au premier dimanche de l’Avent. Schneyer, t. 10, p. 313-315, ne donne pas moins de 218 références pour cet incipit. Voir aussi l’article 145 du présent inventaire..
- item 22. [44] Item unum librum vocatum damacenum sive Lucidarium, qui incipit in prima linea: Sepius rogatus, et finit in eadem: inpor. commentaireElucidarium, attribué à Honorius Augustodunensis, mais aussi à Anselme, Lanfranc, Augustin, Grégoire, inc. Sepius rogatus a condiscipulis meis quasdam questiunculas enodare importunitati eorum non fuit facultas negando obviare, éd. Y. Lefèvre, L’« Elucidarium » et les lucidaires, Paris, 1954 (Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, 180), p. 361-477. La diffusion du texte, étudiée aux p. 48-50, ne fait apparaître aucun exemplaire susceptible de provenir de Fontcaude, aucun indice non plus que cet ouvrage ait jamais été attribué à Jean Damascène. Peut-être le manuscrit comportait-il aussi un texte de cet auteur, d’où la dénomination attribuée à l’ensemble du recueil ?.
- item 23. [45] Item unum librum cum postibus continentem meditationis (sic) beati Bernardi, et alii sermones (sic), et cantica canticorum, qui fuit Guillelmi de Circio quondam speratoris Bitteris commentaireGuillelmus de Cers (Hérault). La lecture speratoris est parfaitement claire : fr. Pierre Palasin a-t-il interprété ainsi procuratoris ? precentoris ? presbyteri ? operatoris ? Je dois cette dernière suggestion à André Vernet. Ps.-Bernardus Claraevallensis, Meditationes piissimae de cognitione humanae conditionis, éd. PL 184, 485-508 ; Bloomfield, n° 5982. Bien que l’auteur n’en soit pas indiqué, il y a une probabilité pour que les textes suivants correspondent aux Sermones de diversis (éd. Leclercq et Rochais, Sancti Bernardi opera, t. 6) et aux Sermones in Canticum canticorum (éd. Leclercq, Talbot et Rochais, Sancti Bernardi opera, t. 1) de Bernard de Clairvaux..
- item 24. [46] Item unum librum intitulatum: Incipit liber primus dialogorum commentaireGregorius, Dialogorum libri 4 (CPL 1713)..
- item 25. {312r} [47] Item unum librum intitulatum in secundo folio: incipiunt amonitionis sanctorum patrum ad perfectum perfectionis monachorum, alias vitis patrum vulgariter nuncupatum commentaireAmmonitiones, sic ; profectum, sic au lieu de perfectum ; suppléer de avant vitis. Ce texte porte de préférence le titre d’Adhortationes sanctorum patrum, ou d'Exhortationes sanctorum patrum ad profectum perfectionis monachorum, ce dernier paraissant répandu surtout dans la moitié Sud de la France (Saint-Martial de Limoges, Albi, chartreuse de Bonpas, etc.) d’après C. M. Batlle, « Die Adhortationes sanctorum patrum » « Verba seniorum » im lateinischen Mittelalter, Münster, 1972 (Beitrage zur Geschichte des alten Mônchtums und des Benediktiner-ordens, 31). Parmi les témoins subsistants, le manuscrit 41 de la BM de Carpentras, XIIe siècle (Batlle, n° 27, sans provenance indiquée) porte justement le titre d'Adhortationes sanctorum patrum... et présente à la fin, une addition du XIIIe siècle sur la bataille de Muret, ce qui s’accorderait bien avec la place tenue par Fontcaude, au début de son histoire, dans la lutte contre les hérésies. Le titre d'ammonitiones ou ammonitionis, indiqué par l’inventaire, rend cependant improbable l’identification de Carpentras, BM, 41, intitulé Adhortationes, avec le manuscrit de Fontcaude..
- item 26. [48] Item unum librum intitulatum: Incipit Summa magistri Johannis Belet commentaireJohannes Belet, Summa de ecclesiasticis officiis, éd. H. Douteil, 1976 (CCCM 41, 41A)..
- item 27. [49] Item unum librum qui incipit in prima linea: Si vero, et finit in eadem: vetus commentaireDeux textes pourraient éventuellement convenir : des Auctoritates Aristotelis, Senecae, Boethii, Platonis, Apulei, etc. où l’on trouve si vero vetus facile (VII, sent. 86), et les lettres de Pierre le Vénérable, au chap. 73, ligne 1 : si vero ad vetus Testamentum... Noter toutefois que cette séquence ne constitue dans aucun des deux cas l’incipit. Pour que l’identification soit défendable, il faudrait, soit que le volume ait été mutilé du début, soit qu’il ait constitué le deuxième tome d’une série..
- item 28. [50] Item unum librum parvum qui incipit in prima linea: Quicumque, et finit in eadem: duo commentaireQuicumque baptisati estis/sumus in Christo renvoie à Rom. VI, 3, thème de nombreux sermons (53 références dans Schneyer). Une collection anonyme présente dans le manuscrit 69, XIV de la Ratsbibliothek de Windsheim (Schneyer, t. 9, p. 880), contient sous le numéro 100 un sermon (T 46) inc. In his verbis duo dicuntur... Une autre possibilité est fournie par le Sermo sextus dominice sexte contenu dans le manuscrit 54 de la Bibl. Publ. de Komik, et attribué à Petrus de Palude, † 1372, inc. Quicumque baptisati sumus in Christo Iesu in morte ipsius baptisati sumus. In summa epistole duo innuuntur primo vite spiritualis inchoacio (Schneyer, t. 4, p. 718, simple mention de cet auteur ; Kaeppeli, t. 3, p. 243-249)..
- item 29. [51] Item unum marthalogium (sic) antiqum (sic), cum regula beati Augustini in fine commentaireMarthalogium, voir note 25 ; regula beati Augustini, voir notes 25 et 37..
- item 30. [52] Item unum librum intitulatum: Incipiunt vite sanctorum fratris Petri de ordine predicatorum alias nuncupatum flores sanctorum commentaireLe texte de 1352 comportait probablement une abréviation Ji, pour Jacobi, qui a été transcrite ici Pi. Jacobus de Voragine, Legenda aurea, ou Flores sanctorum, vers 1263-1267 (Kaeppeli, n° 2154)..
- item 31. [53] Item unum librum vocatum De diversis cantibus in organo, que (sic) conposuit Bermundus Pondras cantor de Lodova commentaireQue : pour quem si le relatif se rapporte à librum, ou pour quos s’il se rapporte à cantibus. Étant donné la date, il s’agit probablement, plutôt que de compositions pour l’orgue, de notations d'organum, pratique qui consistait à ajouter un accompagnement vocal à certains passages du plain-chant. Je remercie Claire Maître de m’avoir fourni ce renseignement. Un personnage portant le nom d’Henricus Pondras est attesté en 1350 dans le cartulaire de Lodève, éd. E. Martin, Cartulaire de la ville de Lodève, Montpellier, 1900, p. 129, acte CIV..
- item 32. [54] Item unum librum modicum qui incipit in prima linea: Nunc in ecclesia, et finit In \Lodova/, tale quale commentaireEn ce cas, il est difficile de savoir si in Lodova se trouve au bout de la première ligne, ou à la fin du recueil. En effet, toutes les indications d’incipit de l’inventaire, excepté celle-ci, précisent finit in eadem linea. Peut-être un processionnal, ou un ordinaire incomplet du début, pourrait-il avoir au bout de la première ligne le mot Lodova en justification d’une pratique propre à la région de Lodève. D’autre part, Lodova, rajouté en interligne, ne fait peut-être que reproduire le Lodova de l’article précédent. Si l’on ne tient pas compte de ce mot, on peut proposer un sermon pour le jour de l’Ascension commençant après le prothème Exaltare super caelos Deus, par les mots Nunc in ecclesia fit memoria de festo Ascensionis Salvatoris. Ce sermon est attribué soit à Barthélemy de Bologne, O.F.M., † après 1294 (Glorieux, n° 319 ; V. Doucet, « Maîtres français de Paris », Archivum franciscanum historicum, t. 27, 1934, p. 550), soit à Barthélemy de Tours, O.P., † après 1270 (Glorieux, n° 16 ; cité par Schneyer, sous : Bartholomaeus Turonensis, T 36, n° 27). .
- item 33. [55-59] Item quatuor salteria (sic) glorata (sic) valde pulchra et optima, et unum antiquuum commentaireSalteria pour psalteria (même forme dans l’article) ; glorata, voir la note 37. D’autres psautiers sont répertoriés aux articles 1-4..
- item 34. [60-61] Item duos libros sive duo volumina nuncupata Quarto sententiarum commentaireQuarto, sic pour quattuor [libri]. Les termes volumen et liber semblent être employés ici de façon équivalente. Éventuellement deux exemplaires soit de l’œuvre de Pierre Lombard, Sententiarum libri 4, éd. I. Brady, Grottaferrata, 1971-1981, soit d’un commentaire sur cet ouvrage. Voir RS 1, et Doucet, Commentaires sur les Sentences. Supplément..
- item 35. [62-63] Item duo volumina bible (sic) continentia vetus testamentum, que communiter In refectorio leguntur commentaireBible pour biblie. Sur les lectures au réfectoire, voir D. Nebbiai-dalla Guarda, « Les listes médiévales de lectures monastiques. Contribution à la connaissance des anciennes bibliothèques bénédictines », Revue bénédictine, t. 96, 1986, p. 271-326..
- item 36. [64] Item unum librum nuncupatum Magister hystoriarum, sive scolastica commentaireSuppléer historia avant scolastica. Petrus Comestor, Historia scolastica (RB 6543-6565)..
- item 37. [65] Item unum librum nuncupatum morali Job, Epistolas Pauli, et Actus apostolorum, qui communiter in refectorio leguntur in tempore suo commentaireQui leguntur peut se justifier par un accord avec le terme le plus proche, actus apostolorum. Gregorius, Moralia in Job (CPL 1708) ; Epistolae Pauli (RB 52-65) ; Actus apostolorum (RB 51). Sur les lectures au réfectoire, voir la note 62-63..
- item 38. [66] Item unum librum epistolarum beati Pauli apostoli gloratus (sic) commentaireGloratus, voir note 37. Epistolae Pauli glosatae. Peut-être la glose ordinaire (RB 11832-11845)..
- item 39. [67] Item unum librum intitulatum: Incipit liber Genesis que incipit in prima linea In principio, et finit in eadem: In principio etc, gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Liber genesis glosatus. Peut-être la glose ordinaire (RB, 11781)..
- item 40. [68] Item unum librum intitulatum: Incipit liber Genesis, gloratum (sic), que incipit in prima linea In principio, et finit in eadem etc. commentaireGloratum, voir note 37. Doublet de l’article 67 ? Ou y avait-il deux exemplaires ?.
- item 41. [69] Item evangelium Luce gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Evangelium secundum Lucam glosatum (RB 11829)..
- item 42. [70] Item unum librum intitulatum: Incipit summa magistri Petri Elye super Priscianum maiorem commentairePetrus Elie, Summa super Priscianum, éd. L. Reilly, Toronto, 1993 (Pontifical Institute of mediaeval studies, Studies and Texts, 113), qui signale à la page 2, parmi les manuscrits subsistants, Carpentras, BM, 346, XIVe siècle, avec reliure aux armoiries de Mazaugues, dont l’histoire est inconnue. Dans son état actuel, ce manuscrit est dépourvu de titre..
- item 43. [71] Item epistole Pauli glorate (sic) commentaireGlorate, voir note 37. Epistolae Pauli glosatae. Voir l’article 66..
- item 44. [72] Item evangelium beati Mathei gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Evangelium secundum Matthaeum glosatum (RB 11827), voir aussi les articles 75 et 76. .
- item 45. [73] Item epistole Pauli glorate (sic) ad Romanos commentaireGlorate, voir note 37. Epistolae Pauli ad Romanos, glosatae (RB 11832)..
- item 46. [74] Item epistole \Pauli/ glorate (sic), et epistole Jacobi et Petri glorate (sic) commentaireGlorate, voir note 37. Epistolae Pauli, Jacobi et Petri glosatae (RB 11832-11848)..
- item 47. {312v} [75] Item alium evangelium gloratum (sic) Mathei commentaireGloratum, voir note 37. Même texte aux articles 72 et 76..
- item 48. [76] Item evangelium sancti Mathei gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Même texte aux articles 72 et 75..
- item 49. [77] Item quatuor evangelia in textu, et epistole Petri et Pauli, et Actus apostolorum commentaireVoir les articles 32-33, et 65. Nouveau Testament, ou évangéliaire combiné à un épistolier ?.
- item 50. [78] Item aliud evangelium Luche gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Evangelium secundum Lucam glosatum. Voir l’article 69..
- item 51. [79] Item librum Ugonis de sacramentis commentaireHugo de Sancto Victore, De sacramentis Christianae fidei (Goy, 2.2.3.9)..
- item 52. [80] Item evangelium Joannis gloratum (sic) commentaire Gloratum, voir note 37. Evangelium secundum Johannem glosatum (RB 11830)..
- item 53. [81] Item librum sancti Augustini de civitate dei, et enchiridon (sic), et alia prout in ipso continetur commentaireEnchiridon pour Enchiridion (CPL 295). De Civitate Dei (CPL 313)..
- item 54. [82] Item librum Amelarii de ecclesiasticis officiis, et de aliis diversis rebus commentaireAmelarii, sic pour Amalarii. Amalarius Metensis, De ecclesiasticis officiis, ou Liber officialis = CSLMA, t. 1, p. 131-133 (AMAL, 14)..
- item 55. [83] Item librum sermonum festorum.
- item 56. [84] Item librum Apocalipsim gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Apocalipsim pour Apocalypsis = RB 11853..
- item 57. [85] Item librum Ezechielis gloratum (sic) commentaireGloratum, voir note 37. Liber Ezechielis prophetae, glosatus (RB 11811)..
- item 58. [86] Item unum librum vulgariter vocatum Vade mecum commentaire Parmi les livres qui ont été désignés ainsi : Ps.-Raymond Lulle, Codicillus seu vademecum, et Liber artis compendiosae qui vade mecum nuncupatur ; Johannes Johannis, Vademecum de collationibus dominicis et festis ; Johannes de Rupescissa, Vademecum in tribulatione (Jullien de Pommerol et Monfrin, t. 2, Fb n. 84) ; Johannes Vincellensis, Sermones de tempore et de sanctis ; Johannes de Capistrano, Vademecum ; Wermboldus Overstege de Campis, Secreta ex Bernardi de Gordonio Lilio excerpta seu vademecum ; le Vademecum d’Elias de Cortona est moins probable en raison de sa brièveté, sauf s’il est le premier texte d’un recueil..
- item 59. [87] Item librum vocatum communiter Cronoicas commentaireCronoicas, sic pour Cronicas ? Éventuellement les Flores chronicorum de Bernard Gui (Kaeppeli, t. 1, p. 205-226) ?.
- item 60. [88] Item librum IIIIor evangeliorum in textu solum, et est in principio huius libri: Epistola Ieronimi ad Damasum pape (sic) commentaireIeronimi, sic pour Hieronymi ; ad Damasum pape, sic pour ad Damasum papam ou Damaso papae. À la différence de l’article 32, et en raison du prologue aux évangiles que constitue la lettre de Jérôme à Damase, textus semble ici désigner non pas un évangéliaire, mais le texte des évangiles, in textu solum signifiant peut-être alors le texte sans les gloses ; Hieronymus, Epistola ad Damasum papam (probablement RB 595). Voir D. de Bruyne, Préfaces de la Bible latine, 1920, p. 153-155..
- item 61. [89] Item unum librum cum postibus et clausuris diversarum authoritatum, in pergameno scriptum commentaireParmi les titres possibles : Auctoritates apostolicae sedis = canons ; Auctoritates episcoporum apostolicae sedis de gratia Dei et libero arbitrio (CPL 527) de Prosper d’Aquitaine ; Auctoritates et rationes sumpte de sacra scriptura que videntur impugnare contemptum temporalium ; Auctoritates librorum naturalis et moralis philosophiae ; Auctoritates philosophorum antiquorum super lapide magno philosophorum ou Dicta duodecim philosophorum ; Auctoritates theologicae compilées par un dominicain anonyme en 1286. .
- item 62. [90] Item unum librum intitulatum: Incipiunt cathegoriae, ysagoge Porfiri (sic) ad categorias Aristolis (sic) commentairePorfirii pour Porphirii ; Aristolis pour Aristotelis. Porphirius, Ysagoge in categorias Aristotelis, interprete Boethio, éd. L. Minio-Paluello, Aristoteles latinus, I/6-7, 1966..
- item 63. [91] Item unum librum intitulatum: Incipit admonitionis (sic) sancti Augustini per quam hostenditur (sic) quam bonum sit lectionem divinam legere et quantum malum sit ab illa vel inquisitione de cinere (sic), continentem in se sintillarium commentaireLa leçon de cinere pour desistere semble indiquer que le texte a été écrit sous la dictée, mais il n’est pas possible de déterminer si elle remonte à 1352 ou au début du XVIIe siècle. La formule citée correspond au titre du sermon 56 ad fratres in eremo attribué à tort à saint Augustin (CPPM I/1183), en réalité le sermon 7 de Césaire d’Arles. Sintillarium, sic pour Scintillarium, ou Liber scintillarum, vraisemblablement celui de Defensor Locogiacensis (RB 2057 ; Bloomfield, nos 1761, 1769, 2904, 5735), encore que d’autres textes soient aussi connus sous ce titre (Bloomfield, n° 687, 2206, 2763, 3011, 5334, 5905, 5954)..
- item 64. [92] Item unum librum constitutionum Regis Aragonum commentaireConstitutiones Fori Aragonie (RFHMA, t. 4, p. 576-578)..
- item 65. [93] Item unum salterium gloratum (sic), tale quale commentaireGloratum, voir note 37. Psalterium glosatum (RB 11801)..
- item 66. [94] Item unum librum intitulatum: Introitus In evangeliis sanctualibus (sic) commentaireSanctualibus, sic pour sanctoralibus ? C. Du Cange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, t. 6, 1846, p. 58, donne sanctuale comme équivalent à sanctuarium, avec le sens de « reliques des saints ». Sanctuarius a aussi le sens de « qui a rapport aux saints ». S’agit-il d’un évangéliaire du sanctoral ? Introitus peut désigner éventuellement un texte d’introduction..
- item 67. [95] Item unum librum Introductionum commentairePeut-être les Introductiones de arte dictandi attribuées à magister Transmundus, qui fut notaire papal en 1186, puis moine de Clairvaux. D’après S. J. Heathcote, « The letter collections attributed to master Transmundus », Analecta cisterciensia, t. 21, 1965, p. 35-109 et 167-238, cette œuvre semble avoir été répandue surtout, mais pas exclusivement, chez les Cisterciens. D’autre part, l’ouvrage de Transmundus n’est pas sans connexion avec le monde prémontré puisqu’il a été transmis dans le manuscrit de Paris, BNF, lat. 2820 en compagnie de la Forma dictandi d’Albert de Morra, qui fut religieux de l’abbaye prémontrée de Saint-Martin de Laon avant d’enseigner le droit canon à Bologne, de devenir cardinal, puis chancelier de l’Église romaine, enfin pape sous le nom de Grégoire VIII (R. Aubert, dans DHGE, 21, 1986, col. 1436). A. Dalzell, « The Forma dictandi attributed to Albert of Morra and related texts », Medieval Studies, t. 39, 1977, p.440-469, note (p.454, n. 33), l’envoi en 1218 par Hugues de Prémontré à son ami Simon de Saint-Eloi-Fontaine, d’un volume copié de sa main, associant, comme le manuscrit lat. 2820, l’ouvrage d’Albert à celui de Transmundus. Bernardus Bononiensis, XIIe s., est également l’auteur d'Introductiones prosaici dictaminis, éd. H. Kalbfuss, Ein bologneser Ars dictandi des XII. Jahrhunderts, 1914 (Quellen und Forschungen aus italienischen Archiven und Bibliotheken, XVI, 2), p. 1-35. Dans le même domaine, on peut citer les Introductiones dialecticae artis de Guillelmus Paganellus, et les Introductiones dictandi de Paulus Camadulensis. Mais il existe aussi plusieurs œuvres de philosophie (Introductiones dialecticae de magister Wigelmus, Introductiones in logicam de Guillelmus Dunelmensis, Introductiones parisienses anonymes), ou de théologie (Introductiones breves ad fidem sanctae Trinitatis) portant le titre d’Introductiones. Parmi les titres proches d’Introductiones, on peut citer un Introductorius major à Albumasar, l'Introductorium sermocinandi de Jacobus Magni, l'Introductorium juris d’Hermannus de Schilditz, et l'Introductorius de Gerardus de Borgo Sancto Domnino, OFM, aux extraits de l’œuvre de Joachim de Flore (Jullien de Pommerol et Monfrin, t. 2, passim)..
- item 68. [96] Item unum librum intitulatum: Incipit Liber prologus super Auroram impentamem (sic) Moysi, Liber Petri Rige commentaireImpentamem pour in Pentateuchum. Petrus Riga, Aurora (RB 6823-6825)..
- item 69. [97] Item IIIIor evangelia In textu, et Apocalipsis commentaireEvangelia in textu, voir le commentaire de l’article 32 ; Apocalypsis (RB 73)..
- item 70. [98] Item unum librum cum postibus que incipit in prima linea: Si diligis me, et finit in eadem servate Jo., continentem Missale in se, et alia prout in ipso continetur commentaireDiligis, sic pour diligitis ? L’incipit renvoie probablement au verset 15 du chapitre xiv de l’Évangile de Jean : Si diligitis me, mandata mea servate, « Io. » indiquant alors le début de la référence. Ce verset peut correspondre à une antienne, ou à une homélie in vigilia Pentecostis attribuée à Bède (hom. 2, 11, éd. PL 94, col. 189) ou encore à Paul Diacre (hom. 2, 30). Cet incipit se trouve aussi en tête du tractatus 74 de l'In Johannem evangelium d’Augustin, et du chapitre 136 de la Summa de viciis et virtutibus d’Étienne Langton. Avec si diligis... serva, il pourrait s’agir aussi du Lucerna consciencie, dit aussi Summa clericorum, parfois attribué à saint Bonaventure. Le groupement avec un missel (voir les articles 26-32) incite à préférer peut-être un recueil liturgique et à privilégier un texte court..
- item 71. [99] Item unum librum nuncupatum Pastorale commentaireProbablement le De cura pastorali, ou Regula pastoralis (CPL 1712) de Grégoire..
- item 72. [100] Item unum librum intitulatum: Incipit prœmium Aureliani Prudetii (sic) commentairePrudetii, sic pour Prudentii, le tilde qui devait figurer sur le document original n’ayant pas été pris en compte. Aurelianus Prudentius Clemens, Carmina (CPL 1437 praefatio operum-1445)..
- item 73. [101] Item unum librum sermonum dominicalium commentaireSermons pour les dimanches, une identification plus précise est impossible..
- item 74. [102] Item unum quaternum vite beati Ylarii commentaireBHL 3881-3915. Probablement Hilaire de Poitiers, mais il pourrait s’agir aussi, en raison de la proximité géographique, de l’évêque d’Arles (BHL 3882) ou de celui de Carcassonne (BHL 3883)..
- item 75. {313r} [103] Item unum librum diversarum omeliarum quorumdam evangeliorum, que communiter in quadragesima (sic) In refectorio leguntur commentaireQuadragesima, sic pour quadragesimo. Il est en effet probable que cet homiliaire des évangiles regroupait les textes lus pendant le carême (quadragesimo), et ne se limitait pas à ceux du dimanche de Quadragésime (quadragesima). Si l’exemplaire commençait au dimanche de Quadragésime, il était mutilé du début, car cette date ne marque pas normalement le début d’un temps liturgique. Sur les lectures au réfectoire, voir les articles 62-63 et 65..
- item 76. [104] Item unum librum sermonum Guidonis nuncupatum commentaireProbablement Guy d’Évreux, O.P., actif v. 1290-1293, Sermones de tempore et de sanctis (Schneyer, t. 2, p. 319-365). On peut penser également à Guy, O.M., actif à Toulouse vers 1320 (ibid., p. 318), ou à Guy des Vaux-de-Cernay, évêque de Carcassonne en 1210, † 1223 (ibid., p. 366), ou encore à Bernard Gui, O.P., évêque de Tuy en 1323, de Lodève en 1324, † 1331 (ibid., p. 457-458)..
- item 77. [105] Item unum librum Usatici Barcinone commentaireUsatges de Barcelona, rédaction latine (Gran Enciclopedia Catalana, t. 15, 1980, p. 125-127). Les manuscrits de cette compilation s’étagent entre la fin du XIIe et le XVe siècle, et beaucoup semblent originaires du Midi de la France (C. G. Mor, « En torno a la formacion det texto de los Usatici Barchinonae », Anuario de historia del derecho espanol, t. 27-28, 1957-1958, p. 413-459)..
- item 78. [106] Item unum librum intitulatum in secundo folio. Incipit in prima liber Lotharii levite et cardinalis de velitate (sic) conditionis humane commentaireRestituer linea après prima ; lire vilitate au lieu de velitate, cette forme ayant probablement subi l’influence du mot levite. Innocentius III papa, De miseria humanae conditionis (Bloomfield, n° 1753).
- item 79. [107] Item unum librum rubricatum, prologus que incipit in prima linea Gorissimi et finit in eadem recte commentaireGorissimi pour Gloriosissimi (?) ou Carissimi (?). Plusieurs vies de saints, au moins deux prières, un sermon, une lettre de saint Augustin, ainsi que deux prologues commencent par gloriosissimi, mais aucun de ces textes ne présente recte parmi les mots suivants. Étant donné les liens de Fontcaude avec la lutte contre les hérésies, il s’agirait peut-être de la première lection de l’office de saint Louis (voir l’article 39). Cette lection figure en particulier dans un lectionnaire, Paris, Bibl. Mazarine, 396, au f. 2 du premier cahier ajouté en tête, inc. Gloriosissimi regis Ludovici vite ordinem percurrentes et si non omnia de multis tamen gesta eius aliqua que certa fide comperimus, et correspond au début de la vie de saint Louis par Jacques de Voragine. Il faudrait alors supposer que certa a pu être lu recte. Carissimi oriente vers un recueil de sermons, ou vers l'Expositio super Symbolum (Ps.-Augustin, CPL 365) dont la première phrase présente aussi bien carissimi que recte..
- item 80. [108] Item unum librum intitulatum in secundo folio: Incipit prefatio in libro proverbiorum Salamonis commentaireSalamonis, sic pour Salomonis (voir aussi les articles 113 et 130). Sur les prologues aux Proverbia Salomonis, dus entre autres à saint Jérôme et à Hugues de Saint-Cher, voir RB 453 à 459. L’incipit annoncé étant en réalité un titre, ne permet pas de préciser l’auteur..
- item 81. [109] Item unum librum intitulatum: Incipit liber Alexandri regis Macedoniorum commentaireJulius Valerius, Res gestae Alexandri Magni, éd. B. Kübler, Leipzig, 1888, p. 1-168, ou la Collatio Alexandri et Dindimi (CPL 192), ou encore l'Epistula ad Aristotelem de mirabilibus Indiae, en réalité Aulus Gellius, Noctes atticae, l. 5, cap. 2, éd. C. Hosius, Leipzig, 1907, p. 211-212. S’il s’agit d’un ajout à la liste de 1352, on peut aussi proposer le De rebus gestis Alexandri magni regis Macedonium, œuvre d’Arrianus Nicomediensis, soit dans la traduction de Petrus Paulus Vergerius, vers 1437, soit dans celle de Bartholomaeus Facius, † 1457..
- item 82. [110] Item prefatio Ysidori commentaireIsidorus Hispalensis (CPL 1186-1212 ou 1229). En éliminant les textes d’Isidore dépourvus de préface, on peut exclure les Etymologiae, les Sententiae, les Quaestiones in Vetus et novum testamentum, le Liber numerorum in sanctis scripturis occurentium, le De ordine creaturarum, les Epistolae. Pourraient convenir : la Collectio canonum, le De ortu et obitu patrum, les Quaestiones in Vetus Testamentum, qui comportent une praefatio, ainsi que les Quaestiones in Vetus Testamentum, avec prologue, les Synonyma, qui ont deux prologues, et à la rigueur le Liber canonum, qui comporte une versificatio interrogatioque lectoris ad codicem, et le De fide catholica, précédé d’une epistola dedicatoria. Le libellé de l’article 110 reproduit vraisemblement la première rubrique..
- item 83. [111] Item unum librum intitulatum: Incipit liber Ovidii epistolarum commentaireHéritage d’un lettré, ou livres de l’école ? Trois recueils sont possibles : les Epistulae Heroidum, les Epistulae ex Ponto, et les Epistulae Tristes (Munk-Olsen, t. 2, p. 111-181). E. H. Alton et D. E. Wormell, « Ovid in the mediaeval schoolroom », Hermathena, t. 94, 1960, p. 21-38, et t. 95, 1961, p. 67-82, font remarquer qu’Ovide est étudié à l’école depuis le IXe-Xe siècle, que sa période de plus grand succès s’étend du XIe au début du XIIIe siècle, date où il subit une éclipse au profit de la dialectique. L. D. Reynolds et N. G. Wilson, p. 262-265, indiquent une diffusion d’Ovide à partir du domaine germanique, et du « centre -Nord » de la France..
- item 84. [112] Item unum librum de comendatione Johannis Ircani commentaireComendatione, sic pour commendatione. Contrairement à ce que j’avais indiqué dans la première édition de cet inventaire, il ne s’agit probablement pas des Questiones juris et documenta sive commendationes Johannis Hircani qu’on rencontre par exemple au n° 36 de l’inventaire de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon en 1307, éd. L. Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, t. 3, 1881, p. 7 (Dom Bessé, « Saint-André de Villeneuve. Catalogue de la bibliothèque (1307) », Revue Mabillon, t. 8, 1913, p. 148-150, lit, à tort, Hitcani). De commendatione Johannis Hircani figure, en tant que rubrique du 2e chapitre du livre 2 des Macchabées, au début d’un petit nombre d’exemplaires de l'Historia scolastica de Pierre Comestor. Ces exemplaires, qui ne portent pas le titre de l’ouvrage, sont tous de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, d’origine champenoise, et l’un au moins (Troyes, BM, 290, qui a fait partie de la bibliothèque des comtes de Champagne) est particulièrement proche de l’auteur dans le temps et dans l’espace (Voir Splendeurs de la Cour de Champagne au temps de Chrétien de Troyes [Expo, Troyes, Bibliothèque municipale, juin-sept.], 1999, p. 65, n° 31, notice du manuscrit Troyes, BM, 290 signée A. Sylwan et P. Stirnemann, que je remercie pour leur aide dans cette recherche). On aurait donc affaire ici au second tome de l'Historia scolastica, le premier paraissant être signalé à l’article 64, à moins qu’il ne s’agisse d’un autre exemplaire, contenant éventuellement la totalité de l’œuvre. S’il s’agit bien dans l’article 112 du 2e tome de l'Historia scolastica, c’était très probablement un manuscrit champenois de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, dont la présence à Fontcaude invite à s’interroger sur les liens qu’a pu entretenir cette abbaye avec la France du Nord..
- item 85. [113] Item unum librum intitulatum: Incipit liber proverbiorum Salamonis (sic) quem Judei Maslot appellant commentaireSalamonis, voir note 108. Peut-être des Proverbes glosés (RB 11802), inc. Parabolae Salomonis - Notandum quod Vulgata editio parabolas, quae hebraice masloth, parœmias, id est Proverbia, dicit, mais un tel titre peut se trouver aussi en tête d’un texte non glosé..
- item 86. [114] Item unum librum intitulatum: Incipit liber Salusti (sic) consularis commentaireSalusti, sic pour Sallustii. Le ou les ouvrages de Salluste que contenait ce manuscrit ne sont pas précisés. D’après B. Munk-Olsen, t. 2, p. 307-363, les textes les plus répandus sont le De coniuratione Catilinae et le De bello lugurthino. B. Smalley, « Sallust in the middle ages », Classical influences on european culture, A.D. 500-1500, éd. R. R. Bolgar, Cambridge, 1971, p. 165-175, fait remarquer que Salluste est connu au Moyen Âge sous les trois aspects de moraliste, de modèle stylistique, et d’historien, et qu’il est communément répertorié « in the section classified as ars grammatica ». Il a donc pu faire partie du fonds scolaire de Fontcaude. D’après L. D. Reynolds et N. G. Wilson, p. 341-352, la diffusion s’est faite en France à partir de la région de Corbie-Auxerre. Plusieurs témoins seraient originaires du Sud de la France..
- item 87. [115] Item unum librum Augustini de natura boni commentaireCPL 323..
- item 88. [116] Item librum Prosperii (sic) commentaireProsperii pour Prosperi (?). Peut-être les Sententiae ex operibus sancti Augustini (CPL 525) de Prosper d’Aquitaine, ou le De vita activa et contemplativa de Julien Pomère, qui circula sous le nom de Prosper (CPL 998). .
- item 89. [117] Item vita sancti Brandani commentaireNavigatio sancti Brandani (BHL 1436-1448) ?..
- item 90. [118] Item unas decretales sine postibus cum Infras commentaireInfras pour Infortiato, ou Infrascriptis ? Decretales, éd. Æ. Friedberg, Corpus juris canonici, 1959, t. 2. La leçon Infortiato pour Infras est peu probable, car l’Infortiato fait partie du Corpus juris civilis. Chez Raymond de Pennafort, Infra désigne les parties dont il s’est dispensé de reproduire le texte..
- item 91. [119] Item vita undecim milia virginum commentaireBHL 8426-8451..
- item 92. [120] Item unum librum arte (sic) musice intitulatum: Quod ad cautum redigitur omne quod dicitur commentaireArte, sic pour artis, probablement par attraction avec le mot suivant, musice. Dans ce contexte, il faut lire probablement cantum au lieu de cautum. Aucun ouvrage ne semble présenter cet incipit, ni même un incipit proche. Il s’agit peut-être d’une rubrique..
- item 93. [121] Item unum librum de gramatica que incipit in prima linea: Vade libelle, et finit in eadem ire commentaireVade libelle semble être le début d’un hexamètre, si bien qu’il pourrait s’agir d’un texte classique employé à l’école. L’incipit de l’épigramme 70 du livre I de Martial (éd. W. Heraeus, 1925, p. 27) est Vade salutatum pro me liber: ire iuberis. Trois manuscrits d’intérêt grammatical ont pour inc. Deficiunt vires hinc pro me vade libelle, non recensé par Bursill-Hall. .
- item 94. [122] Item Grassinum (sic) sive grecum commentaireGrassinum précisé par grecum pourrait désigner le Grecismum, traité grammatical en 4579 vers par Everardus Bethuniensis, † vers 1212, éd. J. Wrobel, Eberhardi Bethuniensis Graecismus, Breslau, 1887. Bursill-Hall, Census, p. 1-29, recense 210 manuscrits de cet ouvrage (p. 12-14)..
- item 95. [123] Item unum drinatoren (sic) commentaireDrinatoren pourrait désigner les Derivationes d’Hugutio Pisanus, vers 1140-1210. Bursill-Hall (Census, p. 15-18) en recense plus de 150 manuscrits ; A. Marigo, I codici manoscritti delle Derivationes di Uguccio Pisano. Saggio d'inventario bibliografico con appendice sui codici del Catholicon di Giovanni da Genova, Roma, 1936, en cite 192..
- item 96. [124] Item unum librum que incipit: Liber de sacramentorum (sic) commentairePeut-être s’agit-il d’un sacramentaire. À moins que l’incipit, tronqué, ne soit à compléter ainsi : liber de sacramentorum administratione, ce qui justifierait la forme de sacramentorum. Il s’agirait alors d’un rituel : J.-B. Molin et A. Aussedat-Minvielle, Répertoire des rituels et processionaux imprimés conservés en France, 1984 (Documents, études et répertoires) relèvent à plusieurs reprises (par ex. nos 1303 et 1304) un liber de sacramentorum administratione, vulgo Baptizarium vel Ordinarium. .
- item 97. [125] Item unum librum sermonum, et incipit: In adventu Domini commentaireSermons pour le temps de l’Avent. Voir aussi les articles 129, 135, 43 et 145..
- item 98. [126] Item librum qua ratione inveniri possint ab origine mundi commentaireAucun incipit recensé ne correspond à cette formule, qui est peut-être l’intitulé d’une rubrique, introduisant probablement un traité ou des tables de comput. Aucun des manuscrits du De temporum ratione de Bède (recensés par Laistner et King, p. 148-151 et par C. W. Jones, Bedae opera de temporibus, Cambridge, 1943, p. 140-167) ne paraît porter cette formule. A. Cordoliani, « Les traités de comput du haut Moyen Âge », Archivum latinitatis medii aevi, t. 17, 1943, recense aux p. 56-57, 59 et 60, trois traités qui pourraient éventuellement convenir, si ce n’est que leurs calculs se font, non à partir de l’origine du monde, mais à partir de l’Incarnation : un Computus paschalis attribué à Cassiodore (n° XXVII), le Computus Cottonianus (n° XLI), enfin des Argumenta pascalia par Denys le Petit (n° XLVII)..
- item 99. [127] Item librum incipientum (sic): Abel dicitur princium (sic) ecclesiae commentaireIncipientum pour incipientem, princium pour principium. Petrus Cantor, Distinctiones ou Summa Abel, inc. Abel dicitur principium ecclesiae (RB 6451)..
- item 100. [128] Item librum que incipit in prima linea: In principio, et finit in eadem doctoris commentaireLiber genesis, glosatus (RB 67) ? La terminaison es étant souvent rendue par is dans le présent inventaire (articles 45, 47, 91), le commentaire sur la Genèse attribué à Rémi ou Haimon d’Auxerre, Inc. In principio creavit - Auctor hujus operis, sicut sancti doctores tradunt, cognoscitur fuisse Moyses, pourrait éventuellement convenir. Un traité de cosmographie inc. In principio creavit - Doctores enim catholici serait également possible, ainsi qu’un commentaire sur l’évangile de saint Jean..
- item 101. [f. 313v] [129] Item librum sermonum que incipit: In adventu domini commentaireSermons pour le temps de l’Avent. Voir aussi les articles 125, 135, et aussi 43 et 145..
- item 102. [130] Item librum intitulatum: Liber de constructione templi Salamonis commentaireSalamonis, voir note 108. Textes possibles : Beda, De Templo Salomonis (CPL 1348, manuscrits recensés par Laistner et King, p. 75-78), ou Richard de Saint-Victor, soit Descriptio templi Salomonis secundum libros Regum, soit Expositio brevis et compendiosa super tabernaculo fœderis (RB 7320). .
- item 103. [131] Item librum concordantiarum vulgariter nuncupatum commentaireRB, t. 1, p. 309 : nombreux auteurs de Concordantiae biblicae et de Concordiae evangeliorum..
- item 104. [132] Item librum que incipit in prima linea: Quare quadragesima celebratur, et finit in eadem quemmodum commentaireVoir aussi l’article 134. Cet incipit correspond en partie à la quaestio 4 du Liber quare, inc. Quare quadragesima celebratur. Ideo quia quot dies sunt ab eius initio usque ad pascha..., éd. G. P. Götz, 1983 (CCCM 60). Quemmodum ne figure pas dans la suite du texte de la quaestio 4, alors qu’il fait partie de l’incipit de la quaestio 1 (voir article 134). Faut-il comprendre que les deux incipits ont été mélangés, ou qu’il n’existait qu’un exemplaire, décrit deux fois avec une erreur sur quadragesima/septuagesima ?.
- item 105. [133] Item liber consolationis Boetii commentaireCPL 878..
- item 106. [134] Item unum librum incipientem: Quare septuagesima celebratur in prima linea, et finit in eadem: ut quemadmodum commentaire Le dernier mot est abrégé par un q barré obliquement et surmonté d’un tilde, qui pourrait se lire quem, quam, quantum, quaestionem, etc. L’incipit est celui du Liber quare, quaestio 1 : Quare septuagesima celebratur id est ut quemadmodum populus Dei. Voir aussi l’article 132..
- item 107. [135] Item liber sermonum incipientem: Dominica prima adventus commentaireIncipientem, qui ne s’accorde ni avec liber ni avec sermonum, est probablement repris de l’article précédent. Sermons pour le temps de l'Avent. Voir aussi les articles 125 et 129..
- item 108. [136] Item alium librum sermonum que incipit in prima linea: Quoniam, et finit in eadem: dierum commentairePlusieurs ouvrages comportent à la fois quoniam et dierum à l’incipit : Collectanea ex historicis, inc. quoniam homines quasdam utiles ac delectabiles ystorias propter nimiam longitudinem dierum et temporum (Vaticano [Città del], Biblioteca apostolica Vaticana, Vat. lat. 3901, XVe s.) ; Fundatio monasterii Aroasie, inc. quoniam paucitas dierum ; Ægidius Romanus, Hexaemeron, pars I, inc. quoniam post distinctionem capitulorum de operibus sex dierum intendimus librum ; enfin et surtout un sermon, inc. Quoniam presentium observationem dierum, présent par exemple dans un recueil factice provenant de Saint-Victor (Paris, Bibl. de l’Arsenal, 854A, XVe siècle). Schneyer, t. 1 1, p. 240-241, ne donne pas moins de 85 références commençant par quoniam..
- item 109. [137] Item librum incipientem in prima linea: Octavo hls (sic) Ianuarii, et finit in eadem: qui divinitatis commentaireHls est probablement le résultat d’une mauvaise lecture de Kalendas. Ce début indique soit un martyrologium per circulum anni, soit une chronique..
- item 110. [138] Item librum rubricatum: Exepta de libro psalmorum commentaireIl faut probablement restituer excerpta à la place d'exepta. Ces extraits du livre des psaumes peuvent correspondre aussi à un bréviaire, où le scribe n’indique que le début des versets. Mais on peut supposer que le rédacteur ou le copiste de l’inventaire, étant l’un et l’autre des religieux, aurait identifié un bréviaire. Il pourrait s’agir aussi du « psautier de saint Jérôme », défini par Leroquais, Les psautiers..., t. 1 , p. xiii..
- item 111. [139] Item librum rubricatum: in primo capitulo loquitur de simonia, voto, juramenta, de thonsuris, et de clericis uxoratis, et de multis aliis articulis commentaireAucune partie des Décrétales n’aborde ces sujets dans cet ordre précis, pas plus que les conciles, ni les statuts synodaux des diocèses du Midi, en particulier ceux de Béziers et de Lodève. Il est possible aussi que le rédacteur du catalogue ait relevé dans le désordre quelques titres courants dans un exemplaire sans titre, auquel cas l’identification reste problématique. .
- item 112. [140] Item prologorum super librum qui dicitur florigerus commentairePrologorum, sic pour prologus ? Sur les florilèges en général, voir B. Munk-Olsen, « Les classiques latins dans les florilèges médiévaux antérieurs au XIIIe siècle », RHT, t. 9, 1979, p. 47-121. Il pourrait s’agir du Floriger excerptus de libris sancti Augustini (CPPM II/3002a1) qui figurait par exemple à Cuissy, ou de la Scala Cœli de Jean Gobi, lecteur à Saint-Maximin (éd. M.-A. Polo de Beaulieu, La Scala Cœli de Jean Gobi, Paris, 1991 [Sources d’histoire médiévale]), † vers 1350, qui porte aussi le titre de Florigerum de vitiis et virtutibus e patrum scriptis collectum. .
- item 113. [141] Item de prologo Genesis commentaireRB 286 à 300..
- item 114. [142] Item vita sancti Pauli primi heremite commentaireHieronymus, Vita Pauli primi eremitae (CPL 617)..
- item 115. [143] Item librum rubricatum: Incipit liber metheororum commentaireAristoteles, transl. Gerardo Cremonensi, Liber meteororum (Thorndike et Kibre, n° 1076)..
- item 116. [144] Item librum sancti Augustini de vera religione ad Roaramanum (sic) commentaireRoaramanum pour Romanianum, destinataire du De vera religione (CPL 264)..
- item 117. [145] Item librum incipientem in prima linea: Erunt signa In sole, et finit in eadem in terris commentaireVoir l’article 43. L’incipit cité (Le XXI, 25), qui correspond à l’évangile du premier dimanche de l’Avent, signale probablement le début d’un recueil de sermons (voir aussi les articles 125, 129, 135) ou d’un évangéliaire commençant au premier dimanche de l'Avent. Aucun des évangéliaires actuellement retrouvés ne présente la mise en page correspondant à cet article..
- item 118. [146] Item sancti Augustini Hiponensis (sic) episcopi de conflicti (sic) viaticorum (sic) et machina virtutum commentaireHiponensis pour Hipponensis ; conflicti pour conflictu ; les deux termes suivants sont plus difficiles à interpréter : viaticorum pourrait être une déformation de vitiorum, tandis que machina fait peut-être référence à une forme dérivée de psychomachia qui exprimerait le conflit. Mais aucun terme de ce genre ne se rencontre dans le texte même, dû non à Augustin, mais à Ambroise Autpert, éd. R. Weber, 1979, p. 907-931 (CCCM 27B)..
- item 119. Et quam plurimorum aliorum sine titulo et modici valoris, qui respiciuntur cum labore et magno tedio, prout in eisdem siquidem est videre.
Commentaires :
1. Fonscalidi, sic, la forme habituelle est fontiscalidi.
2. Je remercie la rédaction des Analecta praemonstratensia de m’avoir donné l’autorisation de réutiliser le travail fait à l’occasion de l’article publié dans cette revue. L’annotation a été modifiée de façon à s’harmoniser avec la forme adoptée pour les autres inventaires édités dans ce volume. Quelques identifications nouvelles ou différentes ont également été proposées.
3. Psautier-hymnaire. Leroquais, Les psautiers..., signale trois psautiers à l’usage de l’ordre de Prémontré : les numéros 144 (Charleville-Mézières, BM, 33, provenant de Crécy), 418 (Soissons, BM, 66, provenance indéterminée), 419 (Soissons, BM, 104, provenant de Vicoigne). A. G. Martimort, « Répertoire des livres liturgiques du Languedoc antérieurs au concile de Trente», Cahiers de Fanjeaux, t. 17, 1982 (Liturgie et musique (IXe-XIVe s.), p. 51-80, répertorie aux p. 52-53 les livres liturgiques du diocèse de Béziers, aux p. 60-63 ceux du diocèse de Lodève, et précise pour ces derniers : « il ne reste à peu près rien des livres liturgiques antérieurs au Concile de Trente ».
4. Uficiarios, sic pour officialia ; il faudrait mediocrem plutôt que mediocre si uficiarius est du masculin, ce qui paraît être le cas d’après la forme de l’accusatif pluriel uficiarios. Officiale : livre de l’office, ce terme peut désigner un lectionnaire (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques et leurs livres, Turnhout, 1992 [Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 64], p. 37-42) ou un ordinaire (Martimort, ibid., p. 62).
5. sanctuarium, sic pour sanctorale ? (voir forme similaire aux articles 10-12). Comprendre : un recueil de répons (à la suite d’une lecture) pour les fêtes des saints, et un autre pour les dimanches.
6. Il faudrait sanctuarium (voir 8-9) plutôt que sanctuariae, qui s’explique peut-être par une mauvaise lecture. Comprendre : un légendier pour le sanctoral, et deux pour les dimanches. Voir G. Philippart, Les légendiers latins et autres manuscrits hagiographiques, Turnhout, 1977 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 24-25).
7. Ordinaire. Voir A. G. Martimort, Les « ordines », les ordinaires et les cérémoniaux, Turnhout, 1991 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 56), en particulier p. 70 : l’ordinaire de Prémontré fut rédigé à la fin du XIIe s. Capitule : lecture brève, tirée de l’Écriture (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques..., p. 74-76). Collecte : oraison prononcée au moment où l’assemblée est réunie (É. Palazzo, Le Moyen Âge : des origines au XIlle s., Paris, 1993 [Histoire des livres liturgiques], p. 51, n. 1).
8. Collectaire : « livre du célébrant à l’office, contenant les capitules et les collectes » (P.-M. Gy, « Collectaire, rituel, processional », Revue des sciences philosophiques et théologiques, t. 44, 1960, p. 441-469, repris dans P.-M. Gy, La liturgie dans l’histoire, 1990, p. 91-126).
9. Statuts de l’Ordre de Prémontré ? Voir : P. F. Lefèvre et W. M. Grauwen, Les statuts de Prémontré au milieu du XIIe siècle. Introduction, texte et table, Averbode, 1978 (Bibliotheca Analectarum Praemonstratensium, 12) ; P. F. Lefèvre, Les statuts de Prémontré réformés sur les ordres de Grégoire IX et d’Innocent IV au XIIIe siècle, Louvain, 1946 (Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique, 23).
10. duos a été corrigé en IIIIor. Processionaux. J.-B. Molin et A. Aussedat-Minvielle, Répertoire des rituels et processionaux imprimés conservés en France, Paris, 1984 (Documents, études et répertoires), p. 497-498 : processionaux imprimés à l’usage de Prémontré.
11. La place de cet article, au milieu de livres liturgiques, inciterait à chercher un équivalent dans ce domaine, mais declaratio n’a apparemment aucun sens liturgique. Declarationes paraît s’appliquer de préférence au droit (œuvres d’Hermann de Schilditz, de Sebastianus Neapolitanus et de Bartholomaeus de Pisa), aux statuts des ordres religieux, à la logique, enfin à des accessus. Dans ce domaine, on trouve par exemple : Richard de Saint-Victor, Declarationes nonnullarum difficultatum scripturae (RB 7319) ; Geoffroy d’Auxerre, Declarationes super « Ecce nos reliquimus omnia » (De vita clericorum) ; François de Meyronnes, Diffinitiones seu declarationes vocabulorum communium ; Hugues de Saint-Cher, Epistulae seu declarationes. La place des declarationes parmi les livres liturgiques a trois justifications possibles : soit c’était un « usuel » (d’où les deux exemplaires) servant à mieux comprendre l’Écriture sainte, ou bien des Déclarations des chapitres généraux de l’Ordre (un exemplaire sur parchemin devenu incomplet, l’autre nouvellement écrit, donc complet et sur papier) utiles à la vie de la communauté, soit il s’agit d’une addition postérieure à la première rédaction de l’inventaire.
12. Voir H. Quentin, Les martyrologes historiques du Moyen Âge, Paris, 1908 ; J. Dubois, Les martyrologes du Moyen Âge latin, Turnhout, 1978 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 26). Ps.-Augustin, Regula = De ordine monasterii (regula 2a et 3a) = CPL 1839b, et Consensoria monachorum = CPL 1872. L’obituaire n’est pas répertorié par J.-L. Lemaître.
13. V. Leroquais, Les sacramentaires..., recense deux missels de Béziers (nos 459 et 658, Paris, BNF, nouv. acq. lat. 1690 et 297) reconnaissables d’après le calendrier et le sanctoral ; aucun des missels prémontrés recensés au tome 3 de cet ouvrage, p. 402, ne paraît pouvoir être identifié avec cet article.
14. Pistorale, sic pour epistolare. Les formes evangelistarium, evangelisterium, epistolare sont plus répandues qu'evangeliarium, epistolarium. Évangéliaire : recueil de péricopes évangéliques dans l’ordre de l’année liturgique (A. G. Martimort, Les lectures liturgiques..., p. 36-37). Épistolier, id. pour les épitres (Martimort, ibid., p. 34-36).
15. Leroquais, Les psautiers..., t. 2, p. 212, signale par exemple dans Soissons, BM, 66 (origine indéterminée), un office des défunts à l’usage de l’Ordre de Prémontré.
16. Quaterinum, sic pour quaternum ou quaternionem. Limité à la cérémonie du baptême, ce cahier constituait probablement une partie d’un rituel. Voir aussi les articles 19-22.
17. Gloratam, sic pour glosatam. Dans l’ensemble du document, le scribe a rendu systématiquement par r le s de glosatus. On s’attendrait à trouver soit Regula et glosata, soit Regulam et glosatam, selon que cet article est au nominatif ou à l’accusatif, ce qu’il n’est pas possible de décider, les deux cas étant employés dans l’inventaire. Pour l’attribution de cet ouvrage, voir l’article 25.
18. Aucun incipit ne comporte septem et principia. Pourraient convenir éventuellement, avec la forme principalia : Hugues de Saint-Victor, De septem vitiis (Bloomfield, n° 901), inc. Septem capitalia vitia sive principalia sive originalia scriptura commemorat ; trois autres traités attribués éventuellement à Hugues de Saint-Victor : De septem vitiis, inc. Septem sunt vitia principalia (Bloomfield, n° 913 et 914) ; deux traités anonymes inc. Septem enim dicuntur capitalia vicia seu principalia (Bloomfield, n° 903) et septem principalia vicia perpetravit Adam dum peccavit (Paris, BNF, lat. 3480) ; et des Sermones et sententiae (Bloomfield, n° 916) ; Raymond de Pennafort [ps.] = probablement Guillelmus Peraldi, De septem vitiis capitalibus, inc. Septem sunt principalia seu capitalia peccata vitia (Bloomfield, n° 909 ; Kaeppeli, n° 3412). On ne voit pas comment Yspanus pourrait s’appliquer à Hugues de Saint-Victor. Magister Yspanus désigne généralement Petrus Hispanus, auquel on ne peut cependant rattacher aucune Summa de vitiis. On attribue bien à André Dias de Escobar, † vers 1450, une Summa de viciis, mais son incipit est Notandum quod omnis homo naturaliter. C’est donc peut-être plutôt au ps. Raymond de Pennafort qu’il faudrait éventuellement penser pour cet article. En deux cas au moins : Belval IV/84 (Summula de casibus) et Vicoigne III/283 (summula Raymundi O. P.), le terme de summula s’applique à l’un des ouvrages de cet auteur.
19. Quaterinum, voir la note 36. La fête du Corps du Christ a été étendue à l’Église universelle en 1246, et s’est répandue seulement après 1317. L’office romain commençait par Sacerdos in aeternum (J. Gaillard, « Fête-Dieu », Catholicisme, t. 4, 1956, col. 1215-1219). L’office de saint Louis peut se rapporter soit à Louis d’Anjou, † 1297, canonisé en 1317, soit à Louis IX roi de France, † 1270, canonisé en 1397. Pour l’usage de l’église de Béziers, voir la note 26-31.
20. Julianus Toletanus, Prognosticon futuri sæculi, l. 1, inc. Quomodo mors primum subintraverit in mundum. Peccato primi hominis actum esse ut mors in mundum intraret (CPL 1258), éd. J. N. Hillgarth, CCSL 115, 1976, p. 9-126.
21. Diurnal, partie d’hiver. Hymne attribué à saint Ambroise, inc. Conditor alme siderum, par lequel commencent les vêpres du premier dimanche de l’Avent (U. Chevalier, Poésie liturgique traditionnelle de l'Église catholique en Occident, ou Recueil d'hymnes et de proses usitées au Moyen Âge, Tournai, 1894, p. 25, n° 38 ; Analecta hymnica, t. 51, 1908, p. 46). Leroquais, Les Bréviaires..., t. 4, p. 405, n° 1010, signale un diumal prémontré (Soissons, BM, 101), qui commence par un calendrier, ce qui n’était apparemment pas le cas du diurnal de Fontcaude.
22. En fait d’auteur, Pierre d’Ailly (1351-1420) est peu probable, à moins que cette mention ne soit une addition postérieure à 1352. Il s’agit sans doute de l’ouvrage d’Honorius Augustodunensis, † vers 1157
23. Dans l’ensemble du document, on trouve indifféremment la forme qui (voir l’article 44) ou que pour introduire la formule d’incipit. La citation scripturaire (Luc XXI, 25) inc. Erunt signa in sole et luna et stellis, et in terris pressura gentium, signale un recueil de sermons commençant au premier dimanche de l’Avent. Schneyer, t. 10, p. 313-315, ne donne pas moins de 218 références pour cet incipit. Voir aussi l’article 145 du présent inventaire.
24. Elucidarium, attribué à Honorius Augustodunensis, mais aussi à Anselme, Lanfranc, Augustin, Grégoire, inc. Sepius rogatus a condiscipulis meis quasdam questiunculas enodare importunitati eorum non fuit facultas negando obviare, éd. Y. Lefèvre, L’« Elucidarium » et les lucidaires, Paris, 1954 (Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, 180), p. 361-477. La diffusion du texte, étudiée aux p. 48-50, ne fait apparaître aucun exemplaire susceptible de provenir de Fontcaude, aucun indice non plus que cet ouvrage ait jamais été attribué à Jean Damascène. Peut-être le manuscrit comportait-il aussi un texte de cet auteur, d’où la dénomination attribuée à l’ensemble du recueil ?
25. Guillelmus de Cers (Hérault). La lecture speratoris est parfaitement claire : fr. Pierre Palasin a-t-il interprété ainsi procuratoris ? precentoris ? presbyteri ? operatoris ? Je dois cette dernière suggestion à André Vernet. Ps.-Bernardus Claraevallensis, Meditationes piissimae de cognitione humanae conditionis, éd. PL 184, 485-508 ; Bloomfield, n° 5982. Bien que l’auteur n’en soit pas indiqué, il y a une probabilité pour que les textes suivants correspondent aux Sermones de diversis (éd. Leclercq et Rochais, Sancti Bernardi opera, t. 6) et aux Sermones in Canticum canticorum (éd. Leclercq, Talbot et Rochais, Sancti Bernardi opera, t. 1) de Bernard de Clairvaux.
26. Gregorius, Dialogorum libri 4 (CPL 1713).
27. Ammonitiones, sic ; profectum, sic au lieu de perfectum ; suppléer de avant vitis. Ce texte porte de préférence le titre d’Adhortationes sanctorum patrum, ou d'Exhortationes sanctorum patrum ad profectum perfectionis monachorum, ce dernier paraissant répandu surtout dans la moitié Sud de la France (Saint-Martial de Limoges, Albi, chartreuse de Bonpas, etc.) d’après C. M. Batlle, « Die Adhortationes sanctorum patrum » « Verba seniorum » im lateinischen Mittelalter, Münster, 1972 (Beitrage zur Geschichte des alten Mônchtums und des Benediktiner-ordens, 31). Parmi les témoins subsistants, le manuscrit 41 de la BM de Carpentras, XIIe siècle (Batlle, n° 27, sans provenance indiquée) porte justement le titre d'Adhortationes sanctorum patrum... et présente à la fin, une addition du XIIIe siècle sur la bataille de Muret, ce qui s’accorderait bien avec la place tenue par Fontcaude, au début de son histoire, dans la lutte contre les hérésies. Le titre d'ammonitiones ou ammonitionis, indiqué par l’inventaire, rend cependant improbable l’identification de Carpentras, BM, 41, intitulé Adhortationes, avec le manuscrit de Fontcaude.
28. Johannes Belet, Summa de ecclesiasticis officiis, éd. H. Douteil, 1976 (CCCM 41, 41A).
29. Deux textes pourraient éventuellement convenir : des Auctoritates Aristotelis, Senecae, Boethii, Platonis, Apulei, etc. où l’on trouve si vero vetus facile (VII, sent. 86), et les lettres de Pierre le Vénérable, au chap. 73, ligne 1 : si vero ad vetus Testamentum... Noter toutefois que cette séquence ne constitue dans aucun des deux cas l’incipit. Pour que l’identification soit défendable, il faudrait, soit que le volume ait été mutilé du début, soit qu’il ait constitué le deuxième tome d’une série.
30. Quicumque baptisati estis/sumus in Christo renvoie à Rom. VI, 3, thème de nombreux sermons (53 références dans Schneyer). Une collection anonyme présente dans le manuscrit 69, XIV de la Ratsbibliothek de Windsheim (Schneyer, t. 9, p. 880), contient sous le numéro 100 un sermon (T 46) inc. In his verbis duo dicuntur... Une autre possibilité est fournie par le Sermo sextus dominice sexte contenu dans le manuscrit 54 de la Bibl. Publ. de Komik, et attribué à Petrus de Palude, † 1372, inc. Quicumque baptisati sumus in Christo Iesu in morte ipsius baptisati sumus. In summa epistole duo innuuntur primo vite spiritualis inchoacio (Schneyer, t. 4, p. 718, simple mention de cet auteur ; Kaeppeli, t. 3, p. 243-249).
31. Marthalogium, voir note 25 ; regula beati Augustini, voir notes 25 et 37.
32. Le texte de 1352 comportait probablement une abréviation Ji, pour Jacobi, qui a été transcrite ici Pi. Jacobus de Voragine, Legenda aurea, ou Flores sanctorum, vers 1263-1267 (Kaeppeli, n° 2154).
33. Que : pour quem si le relatif se rapporte à librum, ou pour quos s’il se rapporte à cantibus. Étant donné la date, il s’agit probablement, plutôt que de compositions pour l’orgue, de notations d'organum, pratique qui consistait à ajouter un accompagnement vocal à certains passages du plain-chant. Je remercie Claire Maître de m’avoir fourni ce renseignement. Un personnage portant le nom d’Henricus Pondras est attesté en 1350 dans le cartulaire de Lodève, éd. E. Martin, Cartulaire de la ville de Lodève, Montpellier, 1900, p. 129, acte CIV.
34. En ce cas, il est difficile de savoir si in Lodova se trouve au bout de la première ligne, ou à la fin du recueil. En effet, toutes les indications d’incipit de l’inventaire, excepté celle-ci, précisent finit in eadem linea. Peut-être un processionnal, ou un ordinaire incomplet du début, pourrait-il avoir au bout de la première ligne le mot Lodova en justification d’une pratique propre à la région de Lodève. D’autre part, Lodova, rajouté en interligne, ne fait peut-être que reproduire le Lodova de l’article précédent. Si l’on ne tient pas compte de ce mot, on peut proposer un sermon pour le jour de l’Ascension commençant après le prothème Exaltare super caelos Deus, par les mots Nunc in ecclesia fit memoria de festo Ascensionis Salvatoris. Ce sermon est attribué soit à Barthélemy de Bologne, O.F.M., † après 1294 (Glorieux, n° 319 ; V. Doucet, « Maîtres français de Paris », Archivum franciscanum historicum, t. 27, 1934, p. 550), soit à Barthélemy de Tours, O.P., † après 1270 (Glorieux, n° 16 ; cité par Schneyer, sous : Bartholomaeus Turonensis, T 36, n° 27).
35. Salteria pour psalteria (même forme dans l’article) ; glorata, voir la note 37. D’autres psautiers sont répertoriés aux articles 1-4.
36. Quarto, sic pour quattuor [libri]. Les termes volumen et liber semblent être employés ici de façon équivalente. Éventuellement deux exemplaires soit de l’œuvre de Pierre Lombard, Sententiarum libri 4, éd. I. Brady, Grottaferrata, 1971-1981, soit d’un commentaire sur cet ouvrage. Voir RS 1, et Doucet, Commentaires sur les Sentences. Supplément.
37. Bible pour biblie. Sur les lectures au réfectoire, voir D. Nebbiai-dalla Guarda, « Les listes médiévales de lectures monastiques. Contribution à la connaissance des anciennes bibliothèques bénédictines », Revue bénédictine, t. 96, 1986, p. 271-326.
38. Suppléer historia avant scolastica. Petrus Comestor, Historia scolastica (RB 6543-6565).
39. Qui leguntur peut se justifier par un accord avec le terme le plus proche, actus apostolorum. Gregorius, Moralia in Job (CPL 1708) ; Epistolae Pauli (RB 52-65) ; Actus apostolorum (RB 51). Sur les lectures au réfectoire, voir la note 62-63.
40. Gloratus, voir note 37. Epistolae Pauli glosatae. Peut-être la glose ordinaire (RB 11832-11845).
41. Gloratum, voir note 37. Liber genesis glosatus. Peut-être la glose ordinaire (RB, 11781).
42. Gloratum, voir note 37. Doublet de l’article 67 ? Ou y avait-il deux exemplaires ?
43. Gloratum, voir note 37. Evangelium secundum Lucam glosatum (RB 11829).
44. Petrus Elie, Summa super Priscianum, éd. L. Reilly, Toronto, 1993 (Pontifical Institute of mediaeval studies, Studies and Texts, 113), qui signale à la page 2, parmi les manuscrits subsistants, Carpentras, BM, 346, XIVe siècle, avec reliure aux armoiries de Mazaugues, dont l’histoire est inconnue. Dans son état actuel, ce manuscrit est dépourvu de titre.
45. Glorate, voir note 37. Epistolae Pauli glosatae. Voir l’article 66.
46. Gloratum, voir note 37. Evangelium secundum Matthaeum glosatum (RB 11827), voir aussi les articles 75 et 76.
47. Glorate, voir note 37. Epistolae Pauli ad Romanos, glosatae (RB 11832).
48. Glorate, voir note 37. Epistolae Pauli, Jacobi et Petri glosatae (RB 11832-11848).
49. Gloratum, voir note 37. Même texte aux articles 72 et 76.
50. Gloratum, voir note 37. Même texte aux articles 72 et 75.
51. Voir les articles 32-33, et 65. Nouveau Testament, ou évangéliaire combiné à un épistolier ?
52. Gloratum, voir note 37. Evangelium secundum Lucam glosatum. Voir l’article 69.
53. Hugo de Sancto Victore, De sacramentis Christianae fidei (Goy, 2.2.3.9).
54. Gloratum, voir note 37. Evangelium secundum Johannem glosatum (RB 11830).
55. Enchiridon pour Enchiridion (CPL 295). De Civitate Dei (CPL 313).
56. Amelarii, sic pour Amalarii. Amalarius Metensis, De ecclesiasticis officiis, ou Liber officialis = CSLMA, t. 1, p. 131-133 (AMAL, 14).
57. Gloratum, voir note 37. Apocalipsim pour Apocalypsis = RB 11853.
58. Gloratum, voir note 37. Liber Ezechielis prophetae, glosatus (RB 11811).
59. Parmi les livres qui ont été désignés ainsi : Ps.-Raymond Lulle, Codicillus seu vademecum, et Liber artis compendiosae qui vade mecum nuncupatur ; Johannes Johannis, Vademecum de collationibus dominicis et festis ; Johannes de Rupescissa, Vademecum in tribulatione (Jullien de Pommerol et Monfrin, t. 2, Fb n. 84) ; Johannes Vincellensis, Sermones de tempore et de sanctis ; Johannes de Capistrano, Vademecum ; Wermboldus Overstege de Campis, Secreta ex Bernardi de Gordonio Lilio excerpta seu vademecum ; le Vademecum d’Elias de Cortona est moins probable en raison de sa brièveté, sauf s’il est le premier texte d’un recueil.
60. Cronoicas, sic pour Cronicas ? Éventuellement les Flores chronicorum de Bernard Gui (Kaeppeli, t. 1, p. 205-226) ?
61. Ieronimi, sic pour Hieronymi ; ad Damasum pape, sic pour ad Damasum papam ou Damaso papae. À la différence de l’article 32, et en raison du prologue aux évangiles que constitue la lettre de Jérôme à Damase, textus semble ici désigner non pas un évangéliaire, mais le texte des évangiles, in textu solum signifiant peut-être alors le texte sans les gloses ; Hieronymus, Epistola ad Damasum papam (probablement RB 595). Voir D. de Bruyne, Préfaces de la Bible latine, 1920, p. 153-155.
62. Parmi les titres possibles : Auctoritates apostolicae sedis = canons ; Auctoritates episcoporum apostolicae sedis de gratia Dei et libero arbitrio (CPL 527) de Prosper d’Aquitaine ; Auctoritates et rationes sumpte de sacra scriptura que videntur impugnare contemptum temporalium ; Auctoritates librorum naturalis et moralis philosophiae ; Auctoritates philosophorum antiquorum super lapide magno philosophorum ou Dicta duodecim philosophorum ; Auctoritates theologicae compilées par un dominicain anonyme en 1286.
63. Porfirii pour Porphirii ; Aristolis pour Aristotelis. Porphirius, Ysagoge in categorias Aristotelis, interprete Boethio, éd. L. Minio-Paluello, Aristoteles latinus, I/6-7, 1966.
64. La leçon de cinere pour desistere semble indiquer que le texte a été écrit sous la dictée, mais il n’est pas possible de déterminer si elle remonte à 1352 ou au début du XVIIe siècle. La formule citée correspond au titre du sermon 56 ad fratres in eremo attribué à tort à saint Augustin (CPPM I/1183), en réalité le sermon 7 de Césaire d’Arles. Sintillarium, sic pour Scintillarium, ou Liber scintillarum, vraisemblablement celui de Defensor Locogiacensis (RB 2057 ; Bloomfield, nos 1761, 1769, 2904, 5735), encore que d’autres textes soient aussi connus sous ce titre (Bloomfield, n° 687, 2206, 2763, 3011, 5334, 5905, 5954).
65. Constitutiones Fori Aragonie (RFHMA, t. 4, p. 576-578).
66. Gloratum, voir note 37. Psalterium glosatum (RB 11801).
67. Sanctualibus, sic pour sanctoralibus ? C. Du Cange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, t. 6, 1846, p. 58, donne sanctuale comme équivalent à sanctuarium, avec le sens de « reliques des saints ». Sanctuarius a aussi le sens de « qui a rapport aux saints ». S’agit-il d’un évangéliaire du sanctoral ? Introitus peut désigner éventuellement un texte d’introduction.
68. Peut-être les Introductiones de arte dictandi attribuées à magister Transmundus, qui fut notaire papal en 1186, puis moine de Clairvaux. D’après S. J. Heathcote, « The letter collections attributed to master Transmundus », Analecta cisterciensia, t. 21, 1965, p. 35-109 et 167-238, cette œuvre semble avoir été répandue surtout, mais pas exclusivement, chez les Cisterciens. D’autre part, l’ouvrage de Transmundus n’est pas sans connexion avec le monde prémontré puisqu’il a été transmis dans le manuscrit de Paris, BNF, lat. 2820 en compagnie de la Forma dictandi d’Albert de Morra, qui fut religieux de l’abbaye prémontrée de Saint-Martin de Laon avant d’enseigner le droit canon à Bologne, de devenir cardinal, puis chancelier de l’Église romaine, enfin pape sous le nom de Grégoire VIII (R. Aubert, dans DHGE, 21, 1986, col. 1436). A. Dalzell, « The Forma dictandi attributed to Albert of Morra and related texts », Medieval Studies, t. 39, 1977, p.440-469, note (p.454, n. 33), l’envoi en 1218 par Hugues de Prémontré à son ami Simon de Saint-Eloi-Fontaine, d’un volume copié de sa main, associant, comme le manuscrit lat. 2820, l’ouvrage d’Albert à celui de Transmundus. Bernardus Bononiensis, XIIe s., est également l’auteur d'Introductiones prosaici dictaminis, éd. H. Kalbfuss, Ein bologneser Ars dictandi des XII. Jahrhunderts, 1914 (Quellen und Forschungen aus italienischen Archiven und Bibliotheken, XVI, 2), p. 1-35. Dans le même domaine, on peut citer les Introductiones dialecticae artis de Guillelmus Paganellus, et les Introductiones dictandi de Paulus Camadulensis. Mais il existe aussi plusieurs œuvres de philosophie (Introductiones dialecticae de magister Wigelmus, Introductiones in logicam de Guillelmus Dunelmensis, Introductiones parisienses anonymes), ou de théologie (Introductiones breves ad fidem sanctae Trinitatis) portant le titre d’Introductiones. Parmi les titres proches d’Introductiones, on peut citer un Introductorius major à Albumasar, l'Introductorium sermocinandi de Jacobus Magni, l'Introductorium juris d’Hermannus de Schilditz, et l'Introductorius de Gerardus de Borgo Sancto Domnino, OFM, aux extraits de l’œuvre de Joachim de Flore (Jullien de Pommerol et Monfrin, t. 2, passim).
69. Impentamem pour in Pentateuchum. Petrus Riga, Aurora (RB 6823-6825).
70. Evangelia in textu, voir le commentaire de l’article 32 ; Apocalypsis (RB 73).
71. Diligis, sic pour diligitis ? L’incipit renvoie probablement au verset 15 du chapitre xiv de l’Évangile de Jean : Si diligitis me, mandata mea servate, « Io. » indiquant alors le début de la référence. Ce verset peut correspondre à une antienne, ou à une homélie in vigilia Pentecostis attribuée à Bède (hom. 2, 11, éd. PL 94, col. 189) ou encore à Paul Diacre (hom. 2, 30). Cet incipit se trouve aussi en tête du tractatus 74 de l'In Johannem evangelium d’Augustin, et du chapitre 136 de la Summa de viciis et virtutibus d’Étienne Langton. Avec si diligis... serva, il pourrait s’agir aussi du Lucerna consciencie, dit aussi Summa clericorum, parfois attribué à saint Bonaventure. Le groupement avec un missel (voir les articles 26-32) incite à préférer peut-être un recueil liturgique et à privilégier un texte court.
72. Probablement le De cura pastorali, ou Regula pastoralis (CPL 1712) de Grégoire.
73. Prudetii, sic pour Prudentii, le tilde qui devait figurer sur le document original n’ayant pas été pris en compte. Aurelianus Prudentius Clemens, Carmina (CPL 1437 praefatio operum-1445).
74. Sermons pour les dimanches, une identification plus précise est impossible.
75. BHL 3881-3915. Probablement Hilaire de Poitiers, mais il pourrait s’agir aussi, en raison de la proximité géographique, de l’évêque d’Arles (BHL 3882) ou de celui de Carcassonne (BHL 3883).
76. Quadragesima, sic pour quadragesimo. Il est en effet probable que cet homiliaire des évangiles regroupait les textes lus pendant le carême (quadragesimo), et ne se limitait pas à ceux du dimanche de Quadragésime (quadragesima). Si l’exemplaire commençait au dimanche de Quadragésime, il était mutilé du début, car cette date ne marque pas normalement le début d’un temps liturgique. Sur les lectures au réfectoire, voir les articles 62-63 et 65.
77. Probablement Guy d’Évreux, O.P., actif v. 1290-1293, Sermones de tempore et de sanctis (Schneyer, t. 2, p. 319-365). On peut penser également à Guy, O.M., actif à Toulouse vers 1320 (ibid., p. 318), ou à Guy des Vaux-de-Cernay, évêque de Carcassonne en 1210, † 1223 (ibid., p. 366), ou encore à Bernard Gui, O.P., évêque de Tuy en 1323, de Lodève en 1324, † 1331 (ibid., p. 457-458).
78. Usatges de Barcelona, rédaction latine (Gran Enciclopedia Catalana, t. 15, 1980, p. 125-127). Les manuscrits de cette compilation s’étagent entre la fin du XIIe et le XVe siècle, et beaucoup semblent originaires du Midi de la France (C. G. Mor, « En torno a la formacion det texto de los Usatici Barchinonae », Anuario de historia del derecho espanol, t. 27-28, 1957-1958, p. 413-459).
79. Restituer linea après prima ; lire vilitate au lieu de velitate, cette forme ayant probablement subi l’influence du mot levite. Innocentius III papa, De miseria humanae conditionis (Bloomfield, n° 1753)
80. Gorissimi pour Gloriosissimi (?) ou Carissimi (?). Plusieurs vies de saints, au moins deux prières, un sermon, une lettre de saint Augustin, ainsi que deux prologues commencent par gloriosissimi, mais aucun de ces textes ne présente recte parmi les mots suivants. Étant donné les liens de Fontcaude avec la lutte contre les hérésies, il s’agirait peut-être de la première lection de l’office de saint Louis (voir l’article 39). Cette lection figure en particulier dans un lectionnaire, Paris, Bibl. Mazarine, 396, au f. 2 du premier cahier ajouté en tête, inc. Gloriosissimi regis Ludovici vite ordinem percurrentes et si non omnia de multis tamen gesta eius aliqua que certa fide comperimus, et correspond au début de la vie de saint Louis par Jacques de Voragine. Il faudrait alors supposer que certa a pu être lu recte. Carissimi oriente vers un recueil de sermons, ou vers l'Expositio super Symbolum (Ps.-Augustin, CPL 365) dont la première phrase présente aussi bien carissimi que recte.
81. Salamonis, sic pour Salomonis (voir aussi les articles 113 et 130). Sur les prologues aux Proverbia Salomonis, dus entre autres à saint Jérôme et à Hugues de Saint-Cher, voir RB 453 à 459. L’incipit annoncé étant en réalité un titre, ne permet pas de préciser l’auteur.
82. Julius Valerius, Res gestae Alexandri Magni, éd. B. Kübler, Leipzig, 1888, p. 1-168, ou la Collatio Alexandri et Dindimi (CPL 192), ou encore l'Epistula ad Aristotelem de mirabilibus Indiae, en réalité Aulus Gellius, Noctes atticae, l. 5, cap. 2, éd. C. Hosius, Leipzig, 1907, p. 211-212. S’il s’agit d’un ajout à la liste de 1352, on peut aussi proposer le De rebus gestis Alexandri magni regis Macedonium, œuvre d’Arrianus Nicomediensis, soit dans la traduction de Petrus Paulus Vergerius, vers 1437, soit dans celle de Bartholomaeus Facius, † 1457.
83. Isidorus Hispalensis (CPL 1186-1212 ou 1229). En éliminant les textes d’Isidore dépourvus de préface, on peut exclure les Etymologiae, les Sententiae, les Quaestiones in Vetus et novum testamentum, le Liber numerorum in sanctis scripturis occurentium, le De ordine creaturarum, les Epistolae. Pourraient convenir : la Collectio canonum, le De ortu et obitu patrum, les Quaestiones in Vetus Testamentum, qui comportent une praefatio, ainsi que les Quaestiones in Vetus Testamentum, avec prologue, les Synonyma, qui ont deux prologues, et à la rigueur le Liber canonum, qui comporte une versificatio interrogatioque lectoris ad codicem, et le De fide catholica, précédé d’une epistola dedicatoria. Le libellé de l’article 110 reproduit vraisemblement la première rubrique.
84. Héritage d’un lettré, ou livres de l’école ? Trois recueils sont possibles : les Epistulae Heroidum, les Epistulae ex Ponto, et les Epistulae Tristes (Munk-Olsen, t. 2, p. 111-181). E. H. Alton et D. E. Wormell, « Ovid in the mediaeval schoolroom », Hermathena, t. 94, 1960, p. 21-38, et t. 95, 1961, p. 67-82, font remarquer qu’Ovide est étudié à l’école depuis le IXe-Xe siècle, que sa période de plus grand succès s’étend du XIe au début du XIIIe siècle, date où il subit une éclipse au profit de la dialectique. L. D. Reynolds et N. G. Wilson, p. 262-265, indiquent une diffusion d’Ovide à partir du domaine germanique, et du « centre -Nord » de la France.
85. Comendatione, sic pour commendatione. Contrairement à ce que j’avais indiqué dans la première édition de cet inventaire, il ne s’agit probablement pas des Questiones juris et documenta sive commendationes Johannis Hircani qu’on rencontre par exemple au n° 36 de l’inventaire de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon en 1307, éd. L. Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, t. 3, 1881, p. 7 (Dom Bessé, « Saint-André de Villeneuve. Catalogue de la bibliothèque (1307) », Revue Mabillon, t. 8, 1913, p. 148-150, lit, à tort, Hitcani). De commendatione Johannis Hircani figure, en tant que rubrique du 2e chapitre du livre 2 des Macchabées, au début d’un petit nombre d’exemplaires de l'Historia scolastica de Pierre Comestor. Ces exemplaires, qui ne portent pas le titre de l’ouvrage, sont tous de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, d’origine champenoise, et l’un au moins (Troyes, BM, 290, qui a fait partie de la bibliothèque des comtes de Champagne) est particulièrement proche de l’auteur dans le temps et dans l’espace (Voir Splendeurs de la Cour de Champagne au temps de Chrétien de Troyes [Expo, Troyes, Bibliothèque municipale, juin-sept.], 1999, p. 65, n° 31, notice du manuscrit Troyes, BM, 290 signée A. Sylwan et P. Stirnemann, que je remercie pour leur aide dans cette recherche). On aurait donc affaire ici au second tome de l'Historia scolastica, le premier paraissant être signalé à l’article 64, à moins qu’il ne s’agisse d’un autre exemplaire, contenant éventuellement la totalité de l’œuvre. S’il s’agit bien dans l’article 112 du 2e tome de l'Historia scolastica, c’était très probablement un manuscrit champenois de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, dont la présence à Fontcaude invite à s’interroger sur les liens qu’a pu entretenir cette abbaye avec la France du Nord.
86. Salamonis, voir note 108. Peut-être des Proverbes glosés (RB 11802), inc. Parabolae Salomonis - Notandum quod Vulgata editio parabolas, quae hebraice masloth, parœmias, id est Proverbia, dicit, mais un tel titre peut se trouver aussi en tête d’un texte non glosé.
87. Salusti, sic pour Sallustii. Le ou les ouvrages de Salluste que contenait ce manuscrit ne sont pas précisés. D’après B. Munk-Olsen, t. 2, p. 307-363, les textes les plus répandus sont le De coniuratione Catilinae et le De bello lugurthino. B. Smalley, « Sallust in the middle ages », Classical influences on european culture, A.D. 500-1500, éd. R. R. Bolgar, Cambridge, 1971, p. 165-175, fait remarquer que Salluste est connu au Moyen Âge sous les trois aspects de moraliste, de modèle stylistique, et d’historien, et qu’il est communément répertorié « in the section classified as ars grammatica ». Il a donc pu faire partie du fonds scolaire de Fontcaude. D’après L. D. Reynolds et N. G. Wilson, p. 341-352, la diffusion s’est faite en France à partir de la région de Corbie-Auxerre. Plusieurs témoins seraient originaires du Sud de la France.
88. CPL 323.
89. Prosperii pour Prosperi (?). Peut-être les Sententiae ex operibus sancti Augustini (CPL 525) de Prosper d’Aquitaine, ou le De vita activa et contemplativa de Julien Pomère, qui circula sous le nom de Prosper (CPL 998).
90. Navigatio sancti Brandani (BHL 1436-1448) ?.
91. Infras pour Infortiato, ou Infrascriptis ? Decretales, éd. Æ. Friedberg, Corpus juris canonici, 1959, t. 2. La leçon Infortiato pour Infras est peu probable, car l’Infortiato fait partie du Corpus juris civilis. Chez Raymond de Pennafort, Infra désigne les parties dont il s’est dispensé de reproduire le texte.
92. BHL 8426-8451.
93. Arte, sic pour artis, probablement par attraction avec le mot suivant, musice. Dans ce contexte, il faut lire probablement cantum au lieu de cautum. Aucun ouvrage ne semble présenter cet incipit, ni même un incipit proche. Il s’agit peut-être d’une rubrique.
94. Vade libelle semble être le début d’un hexamètre, si bien qu’il pourrait s’agir d’un texte classique employé à l’école. L’incipit de l’épigramme 70 du livre I de Martial (éd. W. Heraeus, 1925, p. 27) est Vade salutatum pro me liber: ire iuberis. Trois manuscrits d’intérêt grammatical ont pour inc. Deficiunt vires hinc pro me vade libelle, non recensé par Bursill-Hall.
95. Grassinum précisé par grecum pourrait désigner le Grecismum, traité grammatical en 4579 vers par Everardus Bethuniensis, † vers 1212, éd. J. Wrobel, Eberhardi Bethuniensis Graecismus, Breslau, 1887. Bursill-Hall, Census, p. 1-29, recense 210 manuscrits de cet ouvrage (p. 12-14).
96. Drinatoren pourrait désigner les Derivationes d’Hugutio Pisanus, vers 1140-1210. Bursill-Hall (Census, p. 15-18) en recense plus de 150 manuscrits ; A. Marigo, I codici manoscritti delle Derivationes di Uguccio Pisano. Saggio d'inventario bibliografico con appendice sui codici del Catholicon di Giovanni da Genova, Roma, 1936, en cite 192.
97. Peut-être s’agit-il d’un sacramentaire. À moins que l’incipit, tronqué, ne soit à compléter ainsi : liber de sacramentorum administratione, ce qui justifierait la forme de sacramentorum. Il s’agirait alors d’un rituel : J.-B. Molin et A. Aussedat-Minvielle, Répertoire des rituels et processionaux imprimés conservés en France, 1984 (Documents, études et répertoires) relèvent à plusieurs reprises (par ex. nos 1303 et 1304) un liber de sacramentorum administratione, vulgo Baptizarium vel Ordinarium.
98. Sermons pour le temps de l’Avent. Voir aussi les articles 129, 135, 43 et 145.
99. Aucun incipit recensé ne correspond à cette formule, qui est peut-être l’intitulé d’une rubrique, introduisant probablement un traité ou des tables de comput. Aucun des manuscrits du De temporum ratione de Bède (recensés par Laistner et King, p. 148-151 et par C. W. Jones, Bedae opera de temporibus, Cambridge, 1943, p. 140-167) ne paraît porter cette formule. A. Cordoliani, « Les traités de comput du haut Moyen Âge », Archivum latinitatis medii aevi, t. 17, 1943, recense aux p. 56-57, 59 et 60, trois traités qui pourraient éventuellement convenir, si ce n’est que leurs calculs se font, non à partir de l’origine du monde, mais à partir de l’Incarnation : un Computus paschalis attribué à Cassiodore (n° XXVII), le Computus Cottonianus (n° XLI), enfin des Argumenta pascalia par Denys le Petit (n° XLVII).
100. Incipientum pour incipientem, princium pour principium. Petrus Cantor, Distinctiones ou Summa Abel, inc. Abel dicitur principium ecclesiae (RB 6451).
101. Liber genesis, glosatus (RB 67) ? La terminaison es étant souvent rendue par is dans le présent inventaire (articles 45, 47, 91), le commentaire sur la Genèse attribué à Rémi ou Haimon d’Auxerre, Inc. In principio creavit - Auctor hujus operis, sicut sancti doctores tradunt, cognoscitur fuisse Moyses, pourrait éventuellement convenir. Un traité de cosmographie inc. In principio creavit - Doctores enim catholici serait également possible, ainsi qu’un commentaire sur l’évangile de saint Jean.
102. Sermons pour le temps de l’Avent. Voir aussi les articles 125, 135, et aussi 43 et 145.
103. Salamonis, voir note 108. Textes possibles : Beda, De Templo Salomonis (CPL 1348, manuscrits recensés par Laistner et King, p. 75-78), ou Richard de Saint-Victor, soit Descriptio templi Salomonis secundum libros Regum, soit Expositio brevis et compendiosa super tabernaculo fœderis (RB 7320).
104. RB, t. 1, p. 309 : nombreux auteurs de Concordantiae biblicae et de Concordiae evangeliorum.
105. Voir aussi l’article 134. Cet incipit correspond en partie à la quaestio 4 du Liber quare, inc. Quare quadragesima celebratur. Ideo quia quot dies sunt ab eius initio usque ad pascha..., éd. G. P. Götz, 1983 (CCCM 60). Quemmodum ne figure pas dans la suite du texte de la quaestio 4, alors qu’il fait partie de l’incipit de la quaestio 1 (voir article 134). Faut-il comprendre que les deux incipits ont été mélangés, ou qu’il n’existait qu’un exemplaire, décrit deux fois avec une erreur sur quadragesima/septuagesima ?
106. CPL 878.
107. Le dernier mot est abrégé par un q barré obliquement et surmonté d’un tilde, qui pourrait se lire quem, quam, quantum, quaestionem, etc. L’incipit est celui du Liber quare, quaestio 1 : Quare septuagesima celebratur id est ut quemadmodum populus Dei. Voir aussi l’article 132.
108. Incipientem, qui ne s’accorde ni avec liber ni avec sermonum, est probablement repris de l’article précédent. Sermons pour le temps de l'Avent. Voir aussi les articles 125 et 129.
109. Plusieurs ouvrages comportent à la fois quoniam et dierum à l’incipit : Collectanea ex historicis, inc. quoniam homines quasdam utiles ac delectabiles ystorias propter nimiam longitudinem dierum et temporum (Vaticano [Città del], Biblioteca apostolica Vaticana, Vat. lat. 3901, XVe s.) ; Fundatio monasterii Aroasie, inc. quoniam paucitas dierum ; Ægidius Romanus, Hexaemeron, pars I, inc. quoniam post distinctionem capitulorum de operibus sex dierum intendimus librum ; enfin et surtout un sermon, inc. Quoniam presentium observationem dierum, présent par exemple dans un recueil factice provenant de Saint-Victor (Paris, Bibl. de l’Arsenal, 854A, XVe siècle). Schneyer, t. 1 1, p. 240-241, ne donne pas moins de 85 références commençant par quoniam.
110. Hls est probablement le résultat d’une mauvaise lecture de Kalendas. Ce début indique soit un martyrologium per circulum anni, soit une chronique.
111. Il faut probablement restituer excerpta à la place d'exepta. Ces extraits du livre des psaumes peuvent correspondre aussi à un bréviaire, où le scribe n’indique que le début des versets. Mais on peut supposer que le rédacteur ou le copiste de l’inventaire, étant l’un et l’autre des religieux, aurait identifié un bréviaire. Il pourrait s’agir aussi du « psautier de saint Jérôme », défini par Leroquais, Les psautiers..., t. 1 , p. xiii.
112. Aucune partie des Décrétales n’aborde ces sujets dans cet ordre précis, pas plus que les conciles, ni les statuts synodaux des diocèses du Midi, en particulier ceux de Béziers et de Lodève. Il est possible aussi que le rédacteur du catalogue ait relevé dans le désordre quelques titres courants dans un exemplaire sans titre, auquel cas l’identification reste problématique.
113. Prologorum, sic pour prologus ? Sur les florilèges en général, voir B. Munk-Olsen, « Les classiques latins dans les florilèges médiévaux antérieurs au XIIIe siècle », RHT, t. 9, 1979, p. 47-121. Il pourrait s’agir du Floriger excerptus de libris sancti Augustini (CPPM II/3002a1) qui figurait par exemple à Cuissy, ou de la Scala Cœli de Jean Gobi, lecteur à Saint-Maximin (éd. M.-A. Polo de Beaulieu, La Scala Cœli de Jean Gobi, Paris, 1991 [Sources d’histoire médiévale]), † vers 1350, qui porte aussi le titre de Florigerum de vitiis et virtutibus e patrum scriptis collectum.
114. RB 286 à 300.
115. Hieronymus, Vita Pauli primi eremitae (CPL 617).
116. Aristoteles, transl. Gerardo Cremonensi, Liber meteororum (Thorndike et Kibre, n° 1076).
117. Roaramanum pour Romanianum, destinataire du De vera religione (CPL 264).
118. Voir l’article 43. L’incipit cité (Le XXI, 25), qui correspond à l’évangile du premier dimanche de l’Avent, signale probablement le début d’un recueil de sermons (voir aussi les articles 125, 129, 135) ou d’un évangéliaire commençant au premier dimanche de l'Avent. Aucun des évangéliaires actuellement retrouvés ne présente la mise en page correspondant à cet article.
119. Hiponensis pour Hipponensis ; conflicti pour conflictu ; les deux termes suivants sont plus difficiles à interpréter : viaticorum pourrait être une déformation de vitiorum, tandis que machina fait peut-être référence à une forme dérivée de psychomachia qui exprimerait le conflit. Mais aucun terme de ce genre ne se rencontre dans le texte même, dû non à Augustin, mais à Ambroise Autpert, éd. R. Weber, 1979, p. 907-931 (CCCM 27B).