Mentions de livres du couvent des Dominicains de Limoges

Possesseur(s) : Limoges, couvent O.P.

Date :

Répertoire(s) : —.

Analyse : Memoralia pro conventu Lemovicensi Fratrum predicatorum, excerpta ex vetustissimo codice characteribus gallicis manu exarato in pergameno. D’après le copiste du xviie siècle, cette chronique du couvent de Limoges aurait été commencée dans les années 1240 par Géraud de Frachet, continuée par Étienne de Salanhac, puis par Bernard Gui, et poursuivie jusqu’à l’époque moderne. La dernière notice est datée de 1693. Nous en extrayons les passages concernant les livres.

Source(s) : Arch. dép. de la Haute-Garonne, 112 H 23, pièce 15 — xviie siècle (fin), papier, 310 × 195 mm, 48 p., non cousues et dépourvues de couverture.

Édition(s) : Célestin Douais, Les frères prêcheurs de Limoges. Textes latins publiés pour la première fois, Toulouse, 1892, p. 23-100 (pagination citée dans la présente édition)

Bibliographie : Indiqué : Lemaitre, Répertoire, n° 2758.

Rédaction : JLL, 2012 ; mise en ligne : JD, 2023

{23-25}[1] Petrus Cellani, natione Tholosanus, de conventu ParisiensicommentaireLe premier prieur, 1219-1233, mort le 23 février 1258 (n.st.), cf. Bernard Gui, p. 57, 58-59. ... Iste patronus aedificavit majorem partem dormitorii et dedit quosdam libros, scilicet [1] breviarium, [2] missale, [3] Senecam, et amplius quaedam alia…

{33}Sciendum etiam est quod magister G. de ViridariocommentaireG. du Verdier n’est pas connu par ailleurs. in primo anno adventus fratrumcommentaireSoit en 1220. legavit nobis [4] Historias Manducatoris correctas, quas manu sua ipsemet scripserat, et licet hoc forsitan modicum quid videretur, in scriptis tamen redigendum dixumus, et quia primus dedit, et quia debile principium melior fortuna subsecuta est, maxime vero ut fratres beneficiorum ejus memores existant coram Deo. Hinc est quod ad notitiam omnium desideramus venire magistrum Aymericum d’Artis, canonicum Sancti ArediicommentaireSaint-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne, ch.-l. de cant., chapitre collégial. Voir Nadaud, Pouillé, p. 634-639., Deo devotum et ordine nostro bene affectum, circa dierum suorum finem habitum ordinis nostri sumpsisse sicut diu ante ipsi fuerat concessum et in coemeterio nostro fuisse sepultum. Legavit autem fratribus [5] multos libros quos habebat. {34}Item magister G. de ChamboniocommentaireN’est pas connu par ailleurs. dedit similiter [6] multos libros fratribus, plures et meliores prioribus. Item dominus Aymericus GuerrutcommentaireOu Guerry, Surnommé aussi de Ripes (Arips). Auparavant chanoine de Saint- Junien, puis archidiacre de Paris, son approbation pontificale comme archevêque de Lyon est du 14 février 1237 ; il démissionne entre le 13 et le 28 juillet 1245. Cf. Gallia christiana, t. IV, Paris, 1728, col. 141-144 ; François Arbellot, Chronique de Maleu, chanoine de Saint-Junien mort en 1232 publiée pour le première fois avec des notes explicatives, et suivie de documents historiques sur la ville de Saint-Junien, Saint-Junien-Paris, 1847, p. 230-231 ; — A. Péricaud, Notice sur Raoul de La Roche-Aymon et Aymeric de Ripes, archevêques de Lyon, 1235-1246, Lyon, 1859; — François Arbellot, « Aimeric Guerrut, archevêque de Lyon », dans BSAHL, t. 40 (1892), p. 59-70 ; — Jean-Charles Roman d’Amat, « Aymeri », dans Dict. de biographie française, t. I, Paris, 1933, col. 1007 ; — Jean-Baptiste Vanel, « Aimeric de Ripes », dans Dict. d’histoire et de géographie ecclésiastiques, t. I, Paris, 1912, col. 1180-1183 ; — Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l’Empire. Les archevêques de Lyon et les archevêques de Vienne, du milieu du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle, Rome, 1994 (BEFAR, 282)., de villa Sancti Juniani oriunduscommentaireSaint-Junien, Haute-Vienne, ch.-l. de cant., quondam archiepiscopus Lugdunensis […] foeliciter finivit, sepultusque est in domo GrandimontensicommentaireMort en 1257, il fut inhumé dans le chœur de l’abbaye de Grandmont (Haute- Vienne, comm. de Saint-Sylvestre, cant. d’Ambazac) sous une plate tombe de cuivre émaillé; son épitaphe est reproduite, d’après Nadaud, Mém. Mss., t.4, p. 11, par Arbellot, Chronique de Maleu, p. 231 et par l’abbé Texier, Manuel d’épigraphie suivi du recueil des inscriptions du Limousin, Poitiers, 1851, p. 167- 169, no 107 [qui la date de 1209], d’après Pardoux de La Garde (Antiquités de Grandmont, arch. dép. de la Haute-Vienne, I SEM 81, f. 132). Voir aussi Béatrice de Chancel-Bardelot, « Les tombeaux en œuvre de Limoges », dans L’Œuvre de Limoges. Émaux limousins du Moyen Âge, Paris, 1995, p. 435-436, no 9. . Legavit autem nobis et fratribus MinoribuscommentaireLes frères mineurs sont arrivés à Limoges en 1223. Cf. François-Marie Delorme, Les cordeliers dans le Limousin aux XIIIe-XVe siècles, Florence-Quaracchi 1940 [et Archivum Franciscanum historicum, t. 32, 1939, p. 201-259, et t. 33 (1940), p. 114- 160]. Leur livre du chapitre est en partie conservé, partagé entre Paris, Bibl. nat.de France, ms. fr. 10060, gardes (5 f.) et Limoges, bibliothèque francophone multimédia, ms. ###travailà compléter. Cf. Jean-Loup Lemaitre, « L’obituaire des cordeliers de Limoges », dans Archivum Franciscanum Historicum, t. 82 (1989), p. 394-405 ; et Id., « Le martyrologe retrouvé des cordeliers de Limoges », ibid., t.92 (1999), p. 351-394. totam [7] bibliam glossatam. Nos vero de consensu fratrum Minorum habuimus primam partem. Insuper [8] historias Manducatoris et [9] librum valde pulchrum et bonum cui titulus : Ordinarius episcoporum. Item habuimus quinquaginta libras et quaedam alia. Item, a pluribus aliis personis fama et doctrina conspicuis multos alios habuimus [10] libros, tunc canonicos et sacros, theologicos et historicos.

Commentaires :

1. Le premier prieur, 1219-1233, mort le 23 février 1258 (n.st.), cf. Bernard Gui, p. 57, 58-59.

2. G. du Verdier n’est pas connu par ailleurs.

3. Soit en 1220.

4. Saint-Yrieix-la-Perche, Haute-Vienne, ch.-l. de cant., chapitre collégial. Voir Nadaud, Pouillé, p. 634-639.

5. N’est pas connu par ailleurs.

6. Ou Guerry, Surnommé aussi de Ripes (Arips). Auparavant chanoine de Saint- Junien, puis archidiacre de Paris, son approbation pontificale comme archevêque de Lyon est du 14 février 1237 ; il démissionne entre le 13 et le 28 juillet 1245. Cf. Gallia christiana, t. IV, Paris, 1728, col. 141-144 ; François Arbellot, Chronique de Maleu, chanoine de Saint-Junien mort en 1232 publiée pour le première fois avec des notes explicatives, et suivie de documents historiques sur la ville de Saint-Junien, Saint-Junien-Paris, 1847, p. 230-231 ; — A. Péricaud, Notice sur Raoul de La Roche-Aymon et Aymeric de Ripes, archevêques de Lyon, 1235-1246, Lyon, 1859; — François Arbellot, « Aimeric Guerrut, archevêque de Lyon », dans BSAHL, t. 40 (1892), p. 59-70 ; — Jean-Charles Roman d’Amat, « Aymeri », dans Dict. de biographie française, t. I, Paris, 1933, col. 1007 ; — Jean-Baptiste Vanel, « Aimeric de Ripes », dans Dict. d’histoire et de géographie ecclésiastiques, t. I, Paris, 1912, col. 1180-1183 ; — Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l’Empire. Les archevêques de Lyon et les archevêques de Vienne, du milieu du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle, Rome, 1994 (BEFAR, 282).

7. Saint-Junien, Haute-Vienne, ch.-l. de cant.

8. Mort en 1257, il fut inhumé dans le chœur de l’abbaye de Grandmont (Haute- Vienne, comm. de Saint-Sylvestre, cant. d’Ambazac) sous une plate tombe de cuivre émaillé; son épitaphe est reproduite, d’après Nadaud, Mém. Mss., t.4, p. 11, par Arbellot, Chronique de Maleu, p. 231 et par l’abbé Texier, Manuel d’épigraphie suivi du recueil des inscriptions du Limousin, Poitiers, 1851, p. 167- 169, no 107 [qui la date de 1209], d’après Pardoux de La Garde (Antiquités de Grandmont, arch. dép. de la Haute-Vienne, I SEM 81, f. 132). Voir aussi Béatrice de Chancel-Bardelot, « Les tombeaux en œuvre de Limoges », dans L’Œuvre de Limoges. Émaux limousins du Moyen Âge, Paris, 1995, p. 435-436, no 9.

9. Les frères mineurs sont arrivés à Limoges en 1223. Cf. François-Marie Delorme, Les cordeliers dans le Limousin aux XIIIe-XVe siècles, Florence-Quaracchi 1940 [et Archivum Franciscanum historicum, t. 32, 1939, p. 201-259, et t. 33 (1940), p. 114- 160]. Leur livre du chapitre est en partie conservé, partagé entre Paris, Bibl. nat.de France, ms. fr. 10060, gardes (5 f.) et Limoges, bibliothèque francophone multimédia, ms. ###travailà compléter. Cf. Jean-Loup Lemaitre, « L’obituaire des cordeliers de Limoges », dans Archivum Franciscanum Historicum, t. 82 (1989), p. 394-405 ; et Id., « Le martyrologe retrouvé des cordeliers de Limoges », ibid., t.92 (1999), p. 351-394.