Ex bibliotheca S. Marii [sic][Mariani] Autiss.

Possesseur(s) : Auxerre, Saint-Marien, abbaye O.Praem.

Date : Début du XVIIIe siècle

Répertoire(s) : -

Analyse : Dix documents, répartis entre le XVIe siècle et la Révolution, nous renseignent sur la bibliothèque manuscrite de Saint-Marien d’Auxerre. Ils sont très disparates par leur contenu (choix de textes ou collection entière), leur étendue (de 3 à 77 articles) et la qualité de leurs informations (d’un titre au contenu entier d’un manuscrit, avec éventuellement des indications sur son format, son époque ou sa provenance). Un tour d’horizon n’est pas inutile pour les caractériser et savoir ce qu’on peut attendre de chacun d’eux. La liste I n’est pas localisée actuellement : Quantin la signale sans en indiquer la référence ; il est pourtant probable qu’un document consulté peu avant 1875 n’a pas disparu sans espoir d’être retrouvé un jour venant, c’est pourquoi sa référence a été conservée ici. La liste X, dressée en 1794 au moment de la confiscation de la bibliothèque, donne l’état terminal (39 manuscrits) d’une collection déjà démembrée, et que son entrée à la Bibliothèque de la ville d’Auxerre ne suffira pas à protéger durablement commentaireOn sait qu’en une occasion au moins, en 1825, elle se défit, par l’intermédiaire du libraire Comynet, d’Avallon, de plusieurs volumes dont certains pourraient correspondre à des manuscrits de Saint-Marien (voir t. 1, p. 50 et surtout J.-L. Benoît, «Annexe n° 2 : Catalogue du libraire Comynet (Arch. dép. de l’Yonne, 49 J 5, p. 1, 20-22, 28-59) », dans Peyrafort, p. 619-640). Cette opération a pu se répéter plus discrètement. En tout cas, fort peu de manuscrits provenant de Saint-Marien d’Auxerre ont été retrouvés à ce jour.. Les listes II à IX présentent la rare particularité de constituer des paires : II et III sont des documents d’origine bénédictine, axés principalement sur la recherche d’ouvrages de saint Augustin ; IV et V proviennent de Dom Martène et semblent avoir retenu en priorité des textes rares ; VI et VII ont leur origine chez l’abbé Lebeuf, chanoine d’Auxerre ; VIII (avec sa copie VIIIbis) et IX, écrites toutes deux par Charles Saulnier, donnent la description la plus complète de la collection, chaque manuscrit étant répertorié dans le détail et chaque texte identifié avec autant d’exactitude que possible. Si II, III, IV et V ne se recoupent pratiquement pas, la confrontation, interne et externe, des deux autres paires (VI et VII, VIII et IX), qui décrivent l’essentiel, sinon même l’intégralité de la collection, permet souvent d’identifier les textes et de retrouver leur répartition par manuscrits. Pour les listes II et VII, l’une (II) est accompagnée et l’autre (VII) peut être rapprochée d’une lettre qui précise, à défaut de dates, leurs auteurs et les circonstances de leur fabrication. Les fonds dans lesquels sont conservés les autres documents permettent de déduire, sinon toujours leur origine, au moins leur destination.
Précisément, on peut définir deux groupes principaux commentaireAucune certitude n’a pu être obtenue sur la provenance de VIII et VIIIbis, contenus tous deux dans des recueils regroupant des documents d’origines diverses. Paris, BNF, lat. 10395 (VIIIbis) a certainement été constitué à la Bibliothèque nationale entre 1846 et 1857, puisqu’il contient un document daté de 1846 et que sa reliure est de 1857 ; c’est vraisemblablement aussi le cas du latin 18610 (VIII). d’utilisateurs des inventaires de Saint-Marien : d’une part les Bénédictins pour leurs travaux d’érudition touchant les ouvrages de saint Augustin (II et III), la liturgie et les textes médiévaux (IV et V), l’histoire des provinces de France (VI), d’autre part C.-L. Hugo qui, pour l’élaboration de ses Annales, a disposé à la fois du travail de l’abbé Lebeuf (VII) et d’un catalogue plus détaillé (IX) dû à la plume de l’un de ses secrétaires, Charles Saulnier.
Tous les inventaires d’Auxerre sont d’époque moderne (XVIIe-XVIIIe s.). Même si l’élaboration de plusieurs d’entre eux a demandé un certain travail de recherche (voir la lettre de l’abbé Lebeuf citée dans l’introduction à VII), ce sont essentiellement des documents de travail, établis parfois de façon hâtive et incertaine (voir par exemple II), voire de simples récolements (X). Leur apparence même en porte témoignage : repentirs, additions, inadvertances de copie, abréviations parfois drastiques se rencontrent fréquemment. Corriger, suppléer, développer était possible, au risque de défigurer ces documents en leur ôtant leur aspect inabouti. Plus fâcheusement, c’eût été leur conférer une autorité fallacieuse en leur donnant une apparence systématique qui n’est en rien la leur. Il a donc été décidé de reproduire autant que possible la disposition matérielle des documents (mise en page, alinéas, mots barrés, \additions interlinéaires/), et de ne pas développer les abréviations transparentes (ex : menbr. pour membranaceus) ou celles dont la résolution aurait nécessité de faire un choix que rien ne cautionnait (ex. : comment. peut équivaloir à commentum, ou à commentarium/a/ii). Parce qu’elle introduit un balisage dans le texte, et malgré ses incertitudes, la ponctuation a également été respectée, dans la mesure où il était possible de l’interpréter (un tiret correspond, selon les cas, à une virgule, ou à un point, ou à une parenthèse). Les graphies « œ » ont également été respectées, dans l’espoir qu’elles pourraient aider à établir des parentés entre les documents. En revanche, on s’est conformé à l’usage moderne pour l’emploi des majuscules, peu significatif au XVIIIe siècle. Une numérotation a été ajoutée, sauf dans le cas de VIIIbis qui portait d’origine une numérotation en chiffres romains. Elle figure dans les notes. L’annotation la plus copieuse est celle de l’inventaire VIII, car l’identification des textes a été donnée en priorité à partir de ce document, qui est l’un des plus complets. L’annotation des autres documents se borne donc à faire ressortir l’apport original de chacun, et éventuellement les convergences entre inventaires.
Inventaire IV. Paris, BNF, lat. 12089, E. Martène, Papiers préparatoires au De antiquis ritibus seu cerimoniis tum in Ecclesia publice cum in claustris privatim visitatis ; sept articles. Cette liste répertorie probablement les textes jugés dignes d’intérêt, indépendamment du reste du contenu des manuscrits, ce qui explique d’une part la proportion importante des textes courts ou lacunaires et des préfaces, d’autre part la difficulté qu’on éprouve à en retrouver la trace dans les autres inventaires de Saint-Marien.

Source(s) : Paris, BNF, lat. 12089, f. 477

Édition(s) : A. Bondéelle-Souchier, Bibliothèque de l'ordre de Prémontré dans la France de l'Ancien Régime II : Édition des inventaires, Paris-Aubervilliers, 2006, p. 45-47.

Bibliographie : -

Rédaction : EL 2023.

  • item 1. [1] Prologus Magistri Radulfi super Cantica Cantic. commentaireRadulfus Laudunensis [ps.], Super Cantica Canticorum (RB, 7126) ou Anselmus Cantuariensis [ps.] (RB, 1351, 2) ou Anselmus Laudunensis (RB, 1358). Ce feuillet, qui a pu disparaître facilement, ou échapper aux recensions, n’est signalé dans aucun des inventaires suivants. In initiis librorum causae dicendae sunt, quomodo vel quare compositus sit liber iste. Est unum tantum folium cetera lacer.
    [+]

    Conservation :

    Attestation : Absent des autres inventaires.

  • item 2. [2] Inc. Prologus Magistri Hugonis in chronicis suis commentaireL’explicit cité ici se rapporte au comte de Toulouse, et concerne non pas l’année 1203, mais 1211 (voir éd. Holder-Egger, MGH, SS, t. 26, p. 226-276, additions p. 276-287). La confusion des dates a été rendue possible par l’existence d’une lacune entre les p. 324 et 325, correspondant aux années 1203 à 1211, et qui, d’après L. Delisle, «Chroniques et Annales diverses », HLF, t. 32, 1898, p. 503-515 et 526-528, pourrait être antérieure à 1475.. Fili sapientia thesaurus est. Desinit in annum 1203 his verbis publicus hostis ecclesie judicatus. cum aliquot additamentis.
    [+]

    Conservation : Auxerre, BM, 145 (132) [images]

    Attestation : II/0, III/5, VI/0, VII/57, VIII/59, IX/59, X/24

  • item 3. [3] In hoc volumine continentur sermones B. Petri archiepiscopi Ravennatis numero centum septuaginta quinque. Incipit Praefacio Felicis episcopi. Beatus Pontifex Petrus Ravennatis ecclesiae praefulgidum decus etc. Hoc humilis praesul Felix de pauperculi cordis cellario sermonem exiguum legentibus obtulit munus commentaireLa formulation in hoc volumine continentur est probablement empruntée au sommaire du manuscrit. Les deux citations qui suivent correspondent à l'incipit du deuxième paragraphe et au desinit du prologue de Félix de Ravenne aux sermons de Pierre Chrysologue..
    [+]

    Conservation :

    Attestation : Absent de II-III, V/0, VI/11, VII/30, VIII/33, IX/56, X/0

  • item 4. {477v} [4] S. Leonis Epistulae 72 egregie descriptae ultima ad Torvulum episcopum Austorigensem. Alia opera eiusdem commentaire Seul inventaire à indiquer le nombre des lettres (CPL 1656), et le destinataire de la dernière, en réalité probablement Turribius episcopus Asturicensis (lettre 15 de Priscillianistis). Le nombre de 72 lettres correspond apparemment à la collection 24 des lettres de saint Léon, dont Quesnel connaissait trois témoins en France : à Saint-Victor de Paris, à Régny, et à Saint-Martin (sic) d’Auxerre (PL 54, col. 575). Les alia opera ejusdem se réfèrent-elles à un recueil différent, comme VII paraît le suggérer, ou s’agit-il des sermons, qui, d’après VI, VIII et IX, étaient joints aux lettres ?.
    [+]

    Conservation :

    Attestation : II/0, III/7, V/0, VI/12, VII/31 + 32 ?, VIII/52, IX/37, X/5

  • item 5. [5] Liber Cassiodori senatoris de anima commentaireD’après le témoignage des inventaires VII, VIII et IX, ce texte était placé à l’intérieur d’un recueil contenant des œuvres de saint Cyprien et au moins deux sermons d’Augustin..
    [+]

    Conservation :

    Attestation : II/0, III/0, IV/0, V/0, VI/1, VII/1, VIII/50, IX/26, X/0

  • item 6. [6] Epistula Anselmi Laudunensis ad H. abbatem de S. Nicolao commentaireLa description donnée par VII permet seule de connaître la localisation de cette lettre ad Heribrandum abbatem S. Laurentii Leodiensis de quaestione illa: non vult Deus malum fieri, à la fin d’un manuscrit des œuvres de s. Ambroise. Dans aucun des manuscrits actuellement connus, elle n’est associée à des ouvrages de saint Ambroise. Étrangement, chacun des deux inventaires de Saint-Marien qui la signalent en donne un intitulé incorrect, quoique différent. Ici, c’est l’initiale du prénom du destinataire qui est exacte, mais pas la titulature de l’abbaye. Il existait bien à Liège un prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain, dépendant précisément de Saint-Laurent, attesté dès 1 147 (Cottineau, t. 1, col. 1606), mais l’adresse du texte n’en fait aucunement mention (PL 162, col. 1587-1592, et Dom O. Lottin, t. 5, 1959, p. 175-177). La lettre semble d’ailleurs antérieure à l’attestation de ce prieuré ; elle daterait en effet des années 1113-1116, et au plus tard de l’année 1117, date de la mort d’Anselme (Lottin, t. 6, 1960, p. 487-488)..
    [+]

    Conservation :

    Attestation : II/0, III/2, V/0, VI/7, VII/7, VIII/41, IX/21, X/0

  • item 7. [7] Obitus Hugonis S. Victoris commentaireÉventuellement la lettre attribuée à Osbert, chanoine de Saint-Victor de Paris, ad fr. Joannem, de morbo et obitu Hugonis (PL 175, col. 161-163). Un témoin de ce texte, Paris, BNF, fr. 24866, daté de 1465 et provenant de Saint-Victor, porte le titre, ajouté d’une main moderne, d'Osberti Epistola de obitu magistri Hugonis. J. Leclercq, «Documents sur la mort des moines », Revue Mabillon, 1955, p. 165-180, qui cite ce texte à la p. 165, n. 1, ne donne aucune indication sur le ou les titres qu’il a pu porter. Ce texte court, que seul IV relève à Saint-Marien, pourrait être associé à l’un des ouvrages attribués à Hugues de Saint-Victor dans les autres inventaires, éventuellement le De sacramentis (VII/51, V1II/29, IX/49, etc.) ou le Speculum ecclesiae (VII/52, VIII/31, IX/60, etc.). Parmi les cinq manuscrits actuellement repérés de ce texte, deux contiennent aussi en effet des ouvrages d’Hugues de Saint-Victor, les autres respectivement une Légende dorée, une Passion de Notre-Seigneur, et des livres glosés..
    [+]

    Conservation :

    Attestation : Absent de tous les autres inventaires.

Commentaires :

1. On sait qu’en une occasion au moins, en 1825, elle se défit, par l’intermédiaire du libraire Comynet, d’Avallon, de plusieurs volumes dont certains pourraient correspondre à des manuscrits de Saint-Marien (voir t. 1, p. 50 et surtout J.-L. Benoît, «Annexe n° 2 : Catalogue du libraire Comynet (Arch. dép. de l’Yonne, 49 J 5, p. 1, 20-22, 28-59) », dans Peyrafort, p. 619-640). Cette opération a pu se répéter plus discrètement. En tout cas, fort peu de manuscrits provenant de Saint-Marien d’Auxerre ont été retrouvés à ce jour.

2. Aucune certitude n’a pu être obtenue sur la provenance de VIII et VIIIbis, contenus tous deux dans des recueils regroupant des documents d’origines diverses. Paris, BNF, lat. 10395 (VIIIbis) a certainement été constitué à la Bibliothèque nationale entre 1846 et 1857, puisqu’il contient un document daté de 1846 et que sa reliure est de 1857 ; c’est vraisemblablement aussi le cas du latin 18610 (VIII).

3. Radulfus Laudunensis [ps.], Super Cantica Canticorum (RB, 7126) ou Anselmus Cantuariensis [ps.] (RB, 1351, 2) ou Anselmus Laudunensis (RB, 1358). Ce feuillet, qui a pu disparaître facilement, ou échapper aux recensions, n’est signalé dans aucun des inventaires suivants.

4. L’explicit cité ici se rapporte au comte de Toulouse, et concerne non pas l’année 1203, mais 1211 (voir éd. Holder-Egger, MGH, SS, t. 26, p. 226-276, additions p. 276-287). La confusion des dates a été rendue possible par l’existence d’une lacune entre les p. 324 et 325, correspondant aux années 1203 à 1211, et qui, d’après L. Delisle, «Chroniques et Annales diverses », HLF, t. 32, 1898, p. 503-515 et 526-528, pourrait être antérieure à 1475.

5. La formulation in hoc volumine continentur est probablement empruntée au sommaire du manuscrit. Les deux citations qui suivent correspondent à l'incipit du deuxième paragraphe et au desinit du prologue de Félix de Ravenne aux sermons de Pierre Chrysologue.

6.  Seul inventaire à indiquer le nombre des lettres (CPL 1656), et le destinataire de la dernière, en réalité probablement Turribius episcopus Asturicensis (lettre 15 de Priscillianistis). Le nombre de 72 lettres correspond apparemment à la collection 24 des lettres de saint Léon, dont Quesnel connaissait trois témoins en France : à Saint-Victor de Paris, à Régny, et à Saint-Martin (sic) d’Auxerre (PL 54, col. 575). Les alia opera ejusdem se réfèrent-elles à un recueil différent, comme VII paraît le suggérer, ou s’agit-il des sermons, qui, d’après VI, VIII et IX, étaient joints aux lettres ?

7. D’après le témoignage des inventaires VII, VIII et IX, ce texte était placé à l’intérieur d’un recueil contenant des œuvres de saint Cyprien et au moins deux sermons d’Augustin.

8. La description donnée par VII permet seule de connaître la localisation de cette lettre ad Heribrandum abbatem S. Laurentii Leodiensis de quaestione illa: non vult Deus malum fieri, à la fin d’un manuscrit des œuvres de s. Ambroise. Dans aucun des manuscrits actuellement connus, elle n’est associée à des ouvrages de saint Ambroise. Étrangement, chacun des deux inventaires de Saint-Marien qui la signalent en donne un intitulé incorrect, quoique différent. Ici, c’est l’initiale du prénom du destinataire qui est exacte, mais pas la titulature de l’abbaye. Il existait bien à Liège un prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain, dépendant précisément de Saint-Laurent, attesté dès 1 147 (Cottineau, t. 1, col. 1606), mais l’adresse du texte n’en fait aucunement mention (PL 162, col. 1587-1592, et Dom O. Lottin, t. 5, 1959, p. 175-177). La lettre semble d’ailleurs antérieure à l’attestation de ce prieuré ; elle daterait en effet des années 1113-1116, et au plus tard de l’année 1117, date de la mort d’Anselme (Lottin, t. 6, 1960, p. 487-488).

9. Éventuellement la lettre attribuée à Osbert, chanoine de Saint-Victor de Paris, ad fr. Joannem, de morbo et obitu Hugonis (PL 175, col. 161-163). Un témoin de ce texte, Paris, BNF, fr. 24866, daté de 1465 et provenant de Saint-Victor, porte le titre, ajouté d’une main moderne, d'Osberti Epistola de obitu magistri Hugonis. J. Leclercq, «Documents sur la mort des moines », Revue Mabillon, 1955, p. 165-180, qui cite ce texte à la p. 165, n. 1, ne donne aucune indication sur le ou les titres qu’il a pu porter. Ce texte court, que seul IV relève à Saint-Marien, pourrait être associé à l’un des ouvrages attribués à Hugues de Saint-Victor dans les autres inventaires, éventuellement le De sacramentis (VII/51, V1II/29, IX/49, etc.) ou le Speculum ecclesiae (VII/52, VIII/31, IX/60, etc.). Parmi les cinq manuscrits actuellement repérés de ce texte, deux contiennent aussi en effet des ouvrages d’Hugues de Saint-Victor, les autres respectivement une Légende dorée, une Passion de Notre-Seigneur, et des livres glosés.