Ex monasterio Sancti Mariani Altissiodorensis.

Possesseur(s) : Auxerre, Saint-Marien, abbaye O.Praem.

Date : Vers 1670-1680

Répertoire(s) : -

Analyse : Dix documents, répartis entre le XVIe siècle et la Révolution, nous renseignent sur la bibliothèque manuscrite de Saint-Marien d’Auxerre. Ils sont très disparates par leur contenu (choix de textes ou collection entière), leur étendue (de 3 à 77 articles) et la qualité de leurs informations (d’un titre au contenu entier d’un manuscrit, avec éventuellement des indications sur son format, son époque ou sa provenance). Un tour d’horizon n’est pas inutile pour les caractériser et savoir ce qu’on peut attendre de chacun d’eux. La liste I n’est pas localisée actuellement : Quantin la signale sans en indiquer la référence ; il est pourtant probable qu’un document consulté peu avant 1875 n’a pas disparu sans espoir d’être retrouvé un jour venant, c’est pourquoi sa référence a été conservée ici. La liste X, dressée en 1794 au moment de la confiscation de la bibliothèque, donne l’état terminal (39 manuscrits) d’une collection déjà démembrée, et que son entrée à la Bibliothèque de la ville d’Auxerre ne suffira pas à protéger durablement commentaireOn sait qu’en une occasion au moins, en 1825, elle se défit, par l’intermédiaire du libraire Comynet, d’Avallon, de plusieurs volumes dont certains pourraient correspondre à des manuscrits de Saint-Marien (voir t. 1, p. 50 et surtout J.-L. Benoît, «Annexe n° 2 : Catalogue du libraire Comynet (Arch. dép. de l’Yonne, 49 J 5, p. 1, 20-22, 28-59) », dans Peyrafort, p. 619-640). Cette opération a pu se répéter plus discrètement. En tout cas, fort peu de manuscrits provenant de Saint-Marien d’Auxerre ont été retrouvés à ce jour.. Les listes II à IX présentent la rare particularité de constituer des paires : II et III sont des documents d’origine bénédictine, axés principalement sur la recherche d’ouvrages de saint Augustin ; IV et V proviennent de Dom Martène et semblent avoir retenu en priorité des textes rares ; VI et VII ont leur origine chez l’abbé Lebeuf, chanoine d’Auxerre ; VIII (avec sa copie VIIIbis) et IX, écrites toutes deux par Charles Saulnier, donnent la description la plus complète de la collection, chaque manuscrit étant répertorié dans le détail et chaque texte identifié avec autant d’exactitude que possible. Si II, III, IV et V ne se recoupent pratiquement pas, la confrontation, interne et externe, des deux autres paires (VI et VII, VIII et IX), qui décrivent l’essentiel, sinon même l’intégralité de la collection, permet souvent d’identifier les textes et de retrouver leur répartition par manuscrits. Pour les listes II et VII, l’une (II) est accompagnée et l’autre (VII) peut être rapprochée d’une lettre qui précise, à défaut de dates, leurs auteurs et les circonstances de leur fabrication. Les fonds dans lesquels sont conservés les autres documents permettent de déduire, sinon toujours leur origine, au moins leur destination.
Précisément, on peut définir deux groupes principaux commentaireAucune certitude n’a pu être obtenue sur la provenance de VIII et VIIIbis, contenus tous deux dans des recueils regroupant des documents d’origines diverses. Paris, BNF, lat. 10395 (VIIIbis) a certainement été constitué à la Bibliothèque nationale entre 1846 et 1857, puisqu’il contient un document daté de 1846 et que sa reliure est de 1857 ; c’est vraisemblablement aussi le cas du latin 18610 (VIII). d’utilisateurs des inventaires de Saint-Marien : d’une part les Bénédictins pour leurs travaux d’érudition touchant les ouvrages de saint Augustin (II et III), la liturgie et les textes médiévaux (IV et V), l’histoire des provinces de France (VI), d’autre part C.-L. Hugo qui, pour l’élaboration de ses Annales, a disposé à la fois du travail de l’abbé Lebeuf (VII) et d’un catalogue plus détaillé (IX) dû à la plume de l’un de ses secrétaires, Charles Saulnier.
Tous les inventaires d’Auxerre sont d’époque moderne (XVIIe-XVIIIe s.). Même si l’élaboration de plusieurs d’entre eux a demandé un certain travail de recherche (voir la lettre de l’abbé Lebeuf citée dans l’introduction à VII), ce sont essentiellement des documents de travail, établis parfois de façon hâtive et incertaine (voir par exemple II), voire de simples récolements (X). Leur apparence même en porte témoignage : repentirs, additions, inadvertances de copie, abréviations parfois drastiques se rencontrent fréquemment. Corriger, suppléer, développer était possible, au risque de défigurer ces documents en leur ôtant leur aspect inabouti. Plus fâcheusement, c’eût été leur conférer une autorité fallacieuse en leur donnant une apparence systématique qui n’est en rien la leur. Il a donc été décidé de reproduire autant que possible la disposition matérielle des documents (mise en page, alinéas, mots barrés, \additions interlinéaires/), et de ne pas développer les abréviations transparentes (ex : menbr. pour membranaceus) ou celles dont la résolution aurait nécessité de faire un choix que rien ne cautionnait (ex. : comment. peut équivaloir à commentum, ou à commentarium/a/ii). Parce qu’elle introduit un balisage dans le texte, et malgré ses incertitudes, la ponctuation a également été respectée, dans la mesure où il était possible de l’interpréter (un tiret correspond, selon les cas, à une virgule, ou à un point, ou à une parenthèse). Les graphies « œ » ont également été respectées, dans l’espoir qu’elles pourraient aider à établir des parentés entre les documents. En revanche, on s’est conformé à l’usage moderne pour l’emploi des majuscules, peu significatif au XVIIIe siècle. Une numérotation a été ajoutée, sauf dans le cas de VIIIbis qui portait d’origine une numérotation en chiffres romains. Elle figure dans les notes. L’annotation la plus copieuse est celle de l’inventaire VIII, car l’identification des textes a été donnée en priorité à partir de ce document, qui est l’un des plus complets. L’annotation des autres documents se borne donc à faire ressortir l’apport original de chacun, et éventuellement les convergences entre inventaires.
Inventaire II. Paris, BNF, lat. 11645, Operum sancti Augustini recensio Benedicta, tomus primus, f. 255-256v. Lettre non datée (f. 256v) de Dom Claude Belot commentaireEn voici le texte. L’orthographe et la ponctuation en ont été reproduits. P[ax] C[hristi]. Mon Reverend Père, Jay obey avec bien de la ioye au commendement que notre R.P. prieur ma faict de vous donner la fin et le commencement des manuscrits de saint Augustin qui sont en cette ville. Je me suis adressé à touttes les églises qui sembloient être garnies de ces riches et augustes papiers, mais iay esté obligé de m’arrester a Saint Marien non seulement parce qu’il ny \en/ a point autre part, a moins que ce ne soit en labbaye de Pontigny qui est à trois lieux (sic) d’icy, mais surtout a cause du grand nombre que nous pourrons \iay trouvé/ dans ce meme monastère de Saint Marien. Je vous envoyé un petit commencement de travail, sans avoir veu de modelle, voyez s’il vous accomodera, et nous faittes la grace de nous donner quelque autre dessein \si celuy ne vous siet pas/. Comme ie ne desire en ce rencontre que travailler pour l’honneur du grand Augustin, et pour vous donner en meme temps quelque marque du respect que iay de vos mérités, ie quitterai volontiers touttes mes veuës pour prandre les vôtres, et ie croirai toujours très bien faire, si ie suis exactement votre regie. . . Voila la methode que ie tiens. Je prand (sic) un volume, dont la pluspart sont gros comme des graduels ou des missels. Jexamine les tiltres de chaque chose diferente qui y est contenue et ensuitte ie prand le commencement et la fin. Je croy qu’il y a du travail de plus de 3 sepmaines. Pour veu qu’il vous soit utille, ie serai très content. Que si ie ne macquitte pas bien de cecy, ie m’offre volontiers d’aller recevoir la correction dans le chapitre de Saint Germain des Prez de la bouche du R. P. \prieur que ie salue en tout respect/, en la presence de D. Joseph Oué que iembrasse avec beaucoup d’affection. Excusez si ie nay pas si bien escrit, mais le froid étrange que ie soufre chez les R. Peres excuseroit une main beaucoup meilleure que la mienne. Jay tasché aureste de me servir des mesmes mots, autant que iay peu les lire, que iay trouvez en ces manuscrits et ainsy que on ne les blasme pas du premier abord. Jattendrai, pour continuer, un mot de votre Révérence affin de connoitre le mal que ie pourois avoir commis, et apres vous en avoir fait mes excuses, ie vous assure d’être tousiours, mon R. P., Votre très affectionné confrère. Fr. Claude Belot, b.i. à Dom Thomas Blampin ; vers 1670-1680, accompagnée (f. 255-256) d’une liste d’incipits et d’explicits des ouvrages de saint Augustin faisant partie des collections de Saint-Marien d’Auxerre. Leur répartition dans les manuscrits n’est pas précisée, bien que parfois matérialisée (entre les art. 2 et 3 par exemple) par un trait un peu plus important, mais elle se laisse deviner par la succession des textes, et par confrontation avec les autres inventaires. Cette liste concerne donc trois manuscrits de saint Augustin. Pour une meilleure intelligence du texte, les abréviations ont été résolues, la ponctuation normalisée, les citations mises en italique. Les additions interlinéaires ont été signalées entre \ /. Ce document fait apparaître nombre de leçons originales ou de découpages qui paraissent particuliers aux manuscrits de Saint-Marien. En l’absence de manuscrits conservés, il n’est pas possible de déterminer si cette tradition des textes était propre à Saint-Marien. Une autre hypothèse est possible : la copie de Dom Belot n’est pas très soignée (voir les repentirs matérialisés par des mots barrés ou ajoutés en interligne) ; elle a pu être aussi assez fautive ; si elle a été reconnue comme telle par ses correspondants, cela expliquerait qu’il n’ait pas été sollicité de poursuivre ce travail, dont seul subsisterait par conséquent ici l’échantillon préliminaire.

Source(s) : Paris, BNF, lat. 11645, f. 255 - 256r

Édition(s) : Anne Bondéelle-Souchier, Bibliothèque de l'ordre de Prémontré dans la France de l'Ancien Régime II : Édition des inventaires, Paris, 2006, p. 38-42.

Bibliographie : -

Rédaction : ABS 2006 ; mise en ligne : EL 2023

  • item 1. [1] Incipit retractatio \Prologus/ Aurelii Augustini in libro de consensu evangelistarum commentaireCPL 273. Cet inventaire est le seul à donner les incipits et les explicits de chacun des quatre livres, le seul aussi à signaler la retractatio qui se trouve en tête du volume (Retractationes, 1. 2, cap. 16). Le rapprochement avec les éditions permet d’observer de nombreuses divergences dans le nombre des chapitres comme dans le libellé des incipits et des explicits. L’identification avec X/8 (Sancti Augustini Retractationes et alia opera) n’est défendable que si chacun des 4 livres du De consensu evangelistarum est assimilé à l’une des alia opera de saint Augustin, et si la disparition des premiers feuillets n’a pas entraîné celle des Retractationes. X/36 (Beati Augustini episcopi opera) paraît également contenir plusieurs ouvrages., his verbis Per eosdem annos etc. et sic finitur \idem prologus/ Inter omnes divinas authoritates.
    Incipit liber Aurelii Augustini de consensu 4 evangelistarum, his verbis Inter omnes divas authoritates et sic finitur Germanam servasse concordiam.
    Incipit liber 2us capitulum primum his verbis Liber generationis Jesu Christi filii David etc. Hic liber continet LXXXI capita per ubique veritatem sententiae custodiunt.
    Incipit liber tertius Hinc ergo incipiamus secundum Matthaeum Coenantibus eis etc. Hic liber continet 27 capita et sic finitur per Ut ibi contemplentur formam Domini.
    Incipit liber quartus his verbis Nunc iam quoniam Matthaei narrationem etc. Hic liber continet novem capitula et sic finitur discipulis pedes lavat.
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    Conservation :

    Attestation : III/0, IV/0, V/0, VI/39, VII/11-28, VIII/2, IX/3, X/8 ? ou 36 ?

  • item 2. [2] Tractatus de trinitate commentaireCPL 329. VIII précise qu’il manque les cinq premières «propositions ». Dans la description du livre 13, après sic finitur ultimum, deux mots surchargés illisibles. L’identification avec X/36 ne pourrait convenir que dans le cas où l’exemplaire a pu paraître complet (integer) à un recenseur plus attentif à son apparence qu’à son contenu., sed in eius initio desunt \multae/ propositiones. Sic autem iste liber secundus finitur Ea quae restant in sequentibus uideamus.
    Liber tertius continet decem capitula cuius primum incipit his verbis Credant qui volunt, et sic finitur ab alio volumine commodius ordinemur.
    Liber 4us continet 21 capitulum incipit autem per haec verba. De gratia Dei qua sibi genus humanum reconciliat et quod perierat salvetur. Haec per modum tituli. Et incipit Sed quoniam exultauimus ab incommutabili gaudio. Sic autem finitur hic liber Qualia sunt ea, quemadmodum redarguantur videbimus.
    Liber 5us continet 15 capitula quorum Ium sic incipit Hinc iam exordiens etc. Sic autem finitur \ultimum caput/ mutatione non sua.
    Liber sextus continet X capitula quorum Ium sic incipit Aequalitatem patris, filii et spiritus et finitur ultimum \caput/ Sed ipsi gloria in saecula saeculorum Amen.
    Liber 7us continet septem capitula quorum primi deest initium; 2um autem sic incipit Pater ergo et filius simul una essentia. Et sic ultimum finitur IIl Nisi credideritis omne illigentione.
    {255v} Liber 8us decem continet capitula quorum Ium sic incipit Diximus alibi ea dici etc. et sic ultimum finitur Caetera contexamus.
    Liber 9us continet 12 capitula quorum Ium incipit Trinitatem certe quaerimus quorum ultimum sic finitur Et quanta est.
    Liber Xus continet 12 capitula quorum 1 sic incipit Nunc ad ea ipsa consequenter. Sic autem ultimum finitur propter huius mod libelli modum.
    Liber 9 XIus continet XI capitula quorum 1 sic incipit Nemini dubium est et sic finitur ultimum Disposuisse testatur.
    Liber XIIus continet 15 capitula quorum Ium sic incipit Age nunc uideamus etc ultimum autem sic terminatur Quod inventum fuerit explicari.
    Liber XIIIus continet 20 capitula sic incipit In libro superiore huius operis. et sic finitur ultimum Quod in futuro volumine lector expectet.
    Liber XIIIIus continet 19 capitula quorum I sic incipit Nunc de sapientia nobis est etc. Ultimum sic finitur Quantum potui demonstrare curaui.
    Liber XV continet 29m capitula quorum I sic incipit Volentes in rebus sic finitur 27um Melius quam disputatione concludendam.
    Desunt duo capita.
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    Conservation :

    Attestation : Absent de III, IV et V, VI/39, VII/1 1-28, VIII/10, IX/10, X/9 ou 36 ?

  • item 3. [3] Incipit retractatio Aurelii Augustini episcopi in libris de sermone Domini in monte his verbis Per idem tempus. Continet autem capitula 18 quorum Ium sic incipit Sermonem quem locutus est dominus noster etc. Et si Sic ultimum finitur In alio libro consideranda.
    Incipit liber 2us his verbis Misericordiam usque ad cuius tractationem. Sic autem terminatur Si volumus edificare supra petram.
    Incipit retractatio Augustini episcopi in libris de nuptiis et concupiscentia \his verbis/ Scripsit duos libros. Sic autem terminatur Inter militiae tuae curas.
    {256r} Incipit epistola Aurelii Augustini in libris de nuptiis et concupiscentia Dno illustri et merito praestantissimo etc. Sic autem finitur Ipse suo principio commodius intimabit.
    Incipit liber Ius ad Valerium comitem de nuptiis et concupiscentia his verbis Haeretici novi dilectissimi. Sic autem finitur Vigilanter impendas.
    Incipit 2us his verbis Inter militiae tuae curas. Sic autem terminatur Salvator ponit esse et ipsorum.
    Incipit retra liber primus b. Augustini contra duas epistolas Pelagianorum ad Bonifacium papam his verbis Noverim te quidem fama celeberrima etc. Sic autem concluditur Condemnati debeant agere poenitentiam.
    Incipit 2us liber his verbis Iam nunc aliam etc. Sic autem terminatur Et ad sequentia reparetur.
    Incipit tertius his verbis Adhuc ea sequuntur etc. Et sic finitur Ut aliud habeant quae sequuntur exordium.
    Incipit 4us Post haec quae etc. Sic autem finitur Et petentes clementer exaudit.
    Incipit liber de gratia novi Testamenti his verbis Cumque mihi proposuisti. Sic autem finitur Internum lumen magistrum nos habere testamur.
    Incipit retractatio b. Augustini de opere monachorum his verbis \Prologus incipit/ Ut de opere monachorum. Sic finitur Jussi \autem incipit liber/ Jussioni tuae sancte frater Aureli. Et sic finitur beatitudinis noverim.
    Incipit eiusdem liber de bono conjugali his verbis Quoniam unusquisque homo. Sic autem finitur Conjuges propter Christum, patres.
    Sermo de eo quod apparuit Dominus in rubo sic incipit Solemnitate sanctae Virginis. Sic autem finitur Beati mundi cordes quoniam Deum ipsi uidebant.
    Sequitur alius sermo sine titulo commentaireDe sermone Domini in monte libri duo (CPL 274) : Retractationes, lib. 1, cap. 19. De nuptiis et concupiscentia libri 2 (CPL 350). Contra duas epistolas Pelagianorum libri 4or (CPL 346). De gratia novi Testamenti = ep. 140 ad Honoratum. De opere monachorum (CPL 305) : Retractationes, lib. 2, cap. XXI. Liber de bono conjugali (CPL 299). Dom Belot a ensuite interverti les titres et les incipits des deux sermons suivants. Rétablir ainsi : sermo 53 de scripturis (PL 38, col. 364-372), puis sermo 6 de scripturis (PL 38, col. 59-62)., cuius tale est initium Dum sanctae lectiones legerentur. Finis huius sermonis deest.
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    Conservation :

    Attestation : Absent de III, IV, V, VI/39, VII/1 1-28, VIII/5, IX/5, X/9 ou 36 ?

Commentaires :

1. On sait qu’en une occasion au moins, en 1825, elle se défit, par l’intermédiaire du libraire Comynet, d’Avallon, de plusieurs volumes dont certains pourraient correspondre à des manuscrits de Saint-Marien (voir t. 1, p. 50 et surtout J.-L. Benoît, «Annexe n° 2 : Catalogue du libraire Comynet (Arch. dép. de l’Yonne, 49 J 5, p. 1, 20-22, 28-59) », dans Peyrafort, p. 619-640). Cette opération a pu se répéter plus discrètement. En tout cas, fort peu de manuscrits provenant de Saint-Marien d’Auxerre ont été retrouvés à ce jour.

2. Aucune certitude n’a pu être obtenue sur la provenance de VIII et VIIIbis, contenus tous deux dans des recueils regroupant des documents d’origines diverses. Paris, BNF, lat. 10395 (VIIIbis) a certainement été constitué à la Bibliothèque nationale entre 1846 et 1857, puisqu’il contient un document daté de 1846 et que sa reliure est de 1857 ; c’est vraisemblablement aussi le cas du latin 18610 (VIII).

3. En voici le texte. L’orthographe et la ponctuation en ont été reproduits. P[ax] C[hristi]. Mon Reverend Père, Jay obey avec bien de la ioye au commendement que notre R.P. prieur ma faict de vous donner la fin et le commencement des manuscrits de saint Augustin qui sont en cette ville. Je me suis adressé à touttes les églises qui sembloient être garnies de ces riches et augustes papiers, mais iay esté obligé de m’arrester a Saint Marien non seulement parce qu’il ny \en/ a point autre part, a moins que ce ne soit en labbaye de Pontigny qui est à trois lieux (sic) d’icy, mais surtout a cause du grand nombre que nous pourrons \iay trouvé/ dans ce meme monastère de Saint Marien. Je vous envoyé un petit commencement de travail, sans avoir veu de modelle, voyez s’il vous accomodera, et nous faittes la grace de nous donner quelque autre dessein \si celuy ne vous siet pas/. Comme ie ne desire en ce rencontre que travailler pour l’honneur du grand Augustin, et pour vous donner en meme temps quelque marque du respect que iay de vos mérités, ie quitterai volontiers touttes mes veuës pour prandre les vôtres, et ie croirai toujours très bien faire, si ie suis exactement votre regie. . . Voila la methode que ie tiens. Je prand (sic) un volume, dont la pluspart sont gros comme des graduels ou des missels. Jexamine les tiltres de chaque chose diferente qui y est contenue et ensuitte ie prand le commencement et la fin. Je croy qu’il y a du travail de plus de 3 sepmaines. Pour veu qu’il vous soit utille, ie serai très content. Que si ie ne macquitte pas bien de cecy, ie m’offre volontiers d’aller recevoir la correction dans le chapitre de Saint Germain des Prez de la bouche du R. P. \prieur que ie salue en tout respect/, en la presence de D. Joseph Oué que iembrasse avec beaucoup d’affection. Excusez si ie nay pas si bien escrit, mais le froid étrange que ie soufre chez les R. Peres excuseroit une main beaucoup meilleure que la mienne. Jay tasché aureste de me servir des mesmes mots, autant que iay peu les lire, que iay trouvez en ces manuscrits et ainsy que on ne les blasme pas du premier abord. Jattendrai, pour continuer, un mot de votre Révérence affin de connoitre le mal que ie pourois avoir commis, et apres vous en avoir fait mes excuses, ie vous assure d’être tousiours, mon R. P., Votre très affectionné confrère. Fr. Claude Belot, b.i.

4. CPL 273. Cet inventaire est le seul à donner les incipits et les explicits de chacun des quatre livres, le seul aussi à signaler la retractatio qui se trouve en tête du volume (Retractationes, 1. 2, cap. 16). Le rapprochement avec les éditions permet d’observer de nombreuses divergences dans le nombre des chapitres comme dans le libellé des incipits et des explicits. L’identification avec X/8 (Sancti Augustini Retractationes et alia opera) n’est défendable que si chacun des 4 livres du De consensu evangelistarum est assimilé à l’une des alia opera de saint Augustin, et si la disparition des premiers feuillets n’a pas entraîné celle des Retractationes. X/36 (Beati Augustini episcopi opera) paraît également contenir plusieurs ouvrages.

5. CPL 329. VIII précise qu’il manque les cinq premières «propositions ». Dans la description du livre 13, après sic finitur ultimum, deux mots surchargés illisibles. L’identification avec X/36 ne pourrait convenir que dans le cas où l’exemplaire a pu paraître complet (integer) à un recenseur plus attentif à son apparence qu’à son contenu.

6. De sermone Domini in monte libri duo (CPL 274) : Retractationes, lib. 1, cap. 19. De nuptiis et concupiscentia libri 2 (CPL 350). Contra duas epistolas Pelagianorum libri 4or (CPL 346). De gratia novi Testamenti = ep. 140 ad Honoratum. De opere monachorum (CPL 305) : Retractationes, lib. 2, cap. XXI. Liber de bono conjugali (CPL 299). Dom Belot a ensuite interverti les titres et les incipits des deux sermons suivants. Rétablir ainsi : sermo 53 de scripturis (PL 38, col. 364-372), puis sermo 6 de scripturis (PL 38, col. 59-62).